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Le Secret de la manufacture des chaussettes inusables

Le Secret de la manufacture des chaussettes inusables

de

Annie Barrows

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« En 1938, l’année de mes douze ans, ma ville de Macedonia, en Virginie-Occidentale, célébra son cent-cinquantenaire-un terme que j’associai longtemps à une espèce d’oiseau. Notre école commémora l’événement comme elle le faisait toujours pour ces grandes occasions : à l’aide de tableaux vivants, un pour chaque moment clé de notre histoire »

Tout commence en 1938 en Virginie-Occidentale. Layla Beck, une jeune Américaine fortunée, a osé désobéir à son père, un sénateur, qui lui avait choisi un bon parti. Pour la punir, il l’a exilée à Macedonia afin qu’elle rédige un livre de commande sur cette petite bourgade, ses notables et sa manufacture de chaussettes, les Inusables Américaines.

Complètement déstabilisée par ce séjour forcé, notre héroïne éprouve quelques difficultés à s'habituer à sa nouvelle existence. Mais, heureusement, elle tombe, au fil des jours, sous le charme des propriétaires de sa pension, tous plus excentriques les uns que les autres. Et surtout sous celui de Felix, un jeune divorcé de 35 ans pour le moins ténébreux….

Lors de cet été pas comme les autres, Layla va découvrir de nombreux secrets et révéler des blessures enfouies.

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Comme beaucoup d’entre vous, je pense, j’avais passé un très bon moment en compagnie du Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates. Aussi, je guettais avec impatience la sortie d’un nouvel opus et j’ai bondi sur celui-ci quand il est arrivé dans la médiathèque où je travaille.

 Dès les premières pages, on fait la connaissance de trois figures féminines : Layla Beck, une privilégiée de 18 ans qui s’est opposé à son père et doit désormais travailler pour subvenir à ses besoins ; Willa, une fille de douze ans, passionnée de littérature et qui passe son temps à épier son entourage et enfin, Jottie, la tante de Willa, marquée par une tragédie dans sa jeunesse et qui est restée auprès de son frère pour prendre soin de ses nièces et diriger une pension de famille.

Trois voix qui vont donc nous accompagner tout au long de ce pavé. Trois femmes à des âges différents de la vie et qui incarnent trois étapes: l’éveil et la perte de l’innocence, le premier amour et la volonté de se reconstruire et de s'affirmer.

Je suis généralement très fan de ce type de narration. Mais là, je dois avouer que j’ai moins accroché à la structure chorale. Peut-être car j’ai trouvé les transitions mal aménagées… Peut-être aussi car, parfois, je ne parvenais pas à saisir l’identité de la narratrice…

Par conséquent, je me demande si cet ouvrage n’aurait pas été plus réussi si on avait uniquement suivi une de ces protagonistes. Par exemple, Willa, ce qui aurait conféré à ce titre un aspect de récit initiatique plus prononcé (avec la perte de l'innocence consécutive à la découverte des mensonges des adultes, même les plus proches)

A ce bémol se superposent également quelques autres : la fin que je n’ai pas acceptée (je ne l’ai pas trouvée cohérente), quelques longueurs, sans doute générées par cette volonté de s’attarder sur ces trois destins et la trop grande quantité de thèmes brassés (deuil, trahisons, poids de la famille…)

Cependant, il faut reconnaître que ce livre offre une galerie de personnages assez savoureux, tels que les jumelles qui ne rejoignent leur mari que le week-end ou les notables de Macedonia qui participent au projet de Layla. De même, certaines situations se révèlent tour à tour prenantes ou assez drôles.

Dommage car, lors de ces fulgurances, le Secret de la manufacture des chaussettes inusables constitue une œuvre réussie, de la même facture que le Cercle littéraire d’amateurs d’épluchures de patates.

Bref, vous l’aurez compris : j’ai été déçue par ce second opus dans lequel je n’ai pas retrouvé les qualités indéniables de son prédécesseur.

Editions du Nil, 480 pages, 2015

Billet dans le cadre du challenge Un pavé par mois de Bianca.

 

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Commentaires

  • Je n'ai toujours pas lu Le cercle des éplucheurs... Et ton avis sur celui ci ne m'incite pas à le noter, en même temps ça m'arrange !
    Je te laisse déposer le lien chez moi, je suis sur mon téléphone.. Bises

  • Je vais aller déposer le lien, Bianca.
    Je te conseille de commencer par le cercle...Mais après, sur ce titre, les avis sont partagés et tu peux être séduite.

  • J'ai prévu de le lire cet été mais ton billet me refroidit, d'autant que lire 500 pages sans être convaincue c'est long!

  • C'est exactement ce que j'étais en train de me dire !

  • Je comprends que cela te refroidisse. Après les avis sont très partagés et tu peux tout à fait passer un excellent moment en compagnie de ces personnages.

  • Je découvre ton blog, chère collègue (je suis bibliothécaire aussi ! ) ;-)

    Je l'ai eu en main, mais il ne m'inspirait pas tant que ça ... Là, je suis dans "Petites recettes de bonheur pour les temps difficiles", du même style (choral, épistolaire, deux femmes), tu connais ? Pas mal, pour l'instant !

  • Il faut que j'aille voir le tien, chère collègue.
    Cela fait quelque temps que je tourne en librairie autour de ce livre Petites recettes de bonheur pour les temps difficiles alors, si tu me dis que le début est bien, je crois que la tentation va être encore plus grande ;)

  • Et bien, je l'ai abandonné ... je n'ai pas vraiment accroché, et quand est venu l'ennui, je l'ai laissé de côté ...

  • Tu as bien raison. J'ai hésité à un moment, puis l'envie de connaître la fin l'a emportée. Peut-être que tu le reprendras un jour...

  • C'est dommage car j'avais beaucoup aimé "Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates". Je pense que je le lirai quand même pour me faire mon idée mais tu n'es pas la première à exprimer un manque d'enthousiasme ...

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