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des albums

  • Adèle de Bérengère Marillier

    Adèle

    de

    Bérengère Mariller

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    "Tout le monde connaît Adèle, même si on ne sait presque rien d'elle.

    Rien...sauf…."

    J'ai toujours eu un faible pour celles et ceux qui détonnent dans la grisaille.

    J'ai toujours eu un faible pour celles et ceux qui vivent un peu en décalage. Obéissant à la seule loi de leur douce fantaisie.

    J'ai toujours eu un faible pour celles et ceux qui sont heureux sans se soucier du regard des autres. Comme si seul comptait leur jugement. Et comme si le seul baromètre était leurs éclats de rires.

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    Adèle appartient à cette catégorie de personnes.

    Elle porte toutes sortes de chapeaux.

    Elle coiffe ses cheveux en forme de nuage.

    Elle parle à des interlocuteurs imaginaires. Comme si elles se créaient des histoires où toutes sortes d'êtres fantastiques conversent avec elle.

    Elle remplit ses murs de couleurs qui lui mettent du baume au cœur.

    Elle vit. Juste comme elle en a envie.

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    Voilà une des merveilles d'albums que j'ai repérés et achetés lors du Salon du livre jeunesse de Montreuil.

    Il fait l'éloge de tous ceux qui se montrent libres et cultivent ces particularités qui les rendent à la fois uniques et joyeux.

    Il montre à quel point ils se révèlent essentiels. À quel point ils encouragent ces différences qui donnent du sel à nos existences.

    Autant de messages essentiels véhiculés par quelques phrases à la fois simples et pleines de poétique folie.

    Les images qui jouent sur les oppositions de coloris s'harmonisent à merveille avec le sujet. Comme autant d'éclats de résistance face à l'uniformité des teintes tristes et passe-partout.

    Bref, vous l'aurez compris: un très bel album à découvrir sans tarder.

    Maison Eliza, 2017

  • Le Jardinier de la nuit de Fan Brothers

    Le Jardinier de la nuit

    de

    The Fan Brothers

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    Tout est gris rue des Chagrins. Les maisons. La végétation. Les visages. Comme si toute la tristesse du monde se concentrait là. Et que tout espoir était interdit.

    Et puis, une nuit, William entend du bruit. Un sage hibou est apparu. Sculpté dans le feuillage d'un arbre tout près de son orphelinat.

    Le lendemain, c'est un chat vert qui s'abrite entre les branches. Un lapin et un perroquet font ensuite leur entrée.

    Chaque matin, le spectacle se renouvelle sans cesse. La rue des Chagrins revêt progressivement ses habits de fête. Comme si cette féerie redonnait des couleurs à l'existence de chacun.

    Qui est donc ce jardinier de la nuit? William aimerait tant le découvrir. Et si...

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    Quand j'avais huit ans, j'adorais m'installer derrière une fenêtre de l'appartement de mes parents et regarder passer les gens. Je leur inventais des destins, des métiers et des familles qui les attendaient. Aussi, j'ai souri en voyant cette petite fille du début, sur le perron de sa maison. On sent à quel point elle est attentive aux passants. Et elle m'a fait ainsi replonger dans ce souvenir d'enfant.

    Chaque dessin de chaque double page invite à ce genre de rêverie et d'invention. Les images ciselées fourmillent de détails. Détails échos. Détails créations qui nous poussent à forger des histoires dans cette histoire. Comme si cet album pouvait sans cesse s'enrichir de nos imaginaires conjugués.

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    J'aime ce type d'ouvrage qui se réinvente sans cesse à chaque lecture. Même si la première déjà suffirait à nous convaincre de sa beauté.

    Le Jardinier de la nuit parle de toute la magie qui peut surgir dans nos vies. Magie de la rencontre. Magie aussi de l'art capable de transformer la tristesse en joie, l'ordinaire en extraordinaire.

    Le gris de l'encre se charge petit à petit de teintes légères et qui ne cessent de s'étendre. Comme pour mieux accompagner cette mutation.

    On se perd dans ses jolies et foisonnantes illustrations. On se laisse bercer par la justesse sensible des mots.

    Bref, plongez sans tarder dans ce livre aux allures de conte vintage. Qui sait? Peut-être croiserez-vous un jour la route de ce jardinier de la nuit.

     

  • Joan Procter, la femme qui aimait les reptiles! de Patricia Valdez & Felicita Sala

    Joan Procter, la femme qui aimait les reptiles!

    de

    Patricia Valdez,

    illustré par Felicita Sala

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    "En ce temps-là, les jupes étaient longues et, pour le goûter, les enfants prenaient le thé. Voici une petite fille du nom de Joan Procter qui s'amuse avec des invités tous sauf ordinaires.

    Onduleux, couverts d'écailles, ils s'enroulent autour des tasses. Ils se faufilent derrière les biscuits.

    Alors que les autres filles lisent des histoires de princesses et de dragons, Joan se plonge dans les traités parlant de lézards et de crocodiles. Pour elle, pas de poupée préférée, mais un lézard qui l'accompagne partout où elle va."

    Depuis sa plus tendre enfance, Joan délaisse les amusements des jeunes filles de son âge. Plutôt que de participer aux fêtes et aux sorties, elle se réfugie au Muséum d'Histoire Naturelle de Londres. En compagnie du conservateur du département reptiles et poissons, elle passe des heures délicieuses à disserter des écailles de serpents. Aussi, tout naturellement, quand la Première guerre mondiale éclate, pour pallier au manque de personnel, elle rentre comme assistante du conservateur. Puis, elle le remplace à sa retraite.

    En 1923, le directeur du zoo de Londres la contacte pour rénover l'antique pavillon des reptiles. Elle leur crée alors un espace dédié à leur confort et leur bonheur.

    De plus, elle jouit d'une réputation internationale. Notamment en raison de ses connaissances et de ses compétences en matière de dragons de Komodo.

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    Cet album, découvert grâce à ma libraire, s'inscrit dans la lignée des ouvrages récemment consacrés aux femmes pionnières qui ont fait sensiblement avancer leur domaine d'intérêt. Je fais notamment référence aux deux tomes des Culottées de Pénélope Bagieu et aux deux volumes des Histoires du soir pour filles rebelles.

    Ici, Patricia Valdez retrace l'incroyable destin de Joan Procter, une scientifique et zoologiste du début du 20ème siècle. En quelques pages et quelques mots habilement choisis, elle parvient à nous faire comprendre les principaux traits de caractère de cette savante et ses principales réussites.

    A la fin, une notice bibliographique vient compléter le récit. En la parcourant, j'ai encore plus réalisé la qualité du travail de synthèse opéré par l'autrice.

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    Un des autres atouts de ce titre réside dans les illustrations délicieusement vintage de Felicita Sala. Je trouve qu'elles accompagnent à merveille le propos. Le choix des couleurs, les détails des écailles, la douceur de certains traits....: tout fait sens. Je suivrai d'ailleurs avec beaucoup d'intérêt le reste de ses créations (j'ai déjà repéré une œuvre autour de Mary Shelley et une autour de Pablo Neruda).

    Les pages se tournent toutes seules: on apprend, on admire...Et voilà déjà venu le temps de la conclusion.

    Bref, vous l'aurez compris: Joan Procter, la femme qui aimait les reptiles! rend un joli hommage à une femme injustement méconnue.

    Editions Cambourakis, 2018

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