Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

08/09/2018

Cinq films que j'irai voir en septembre et octobre

Cinq films que j'irai voir en septembre et octobre

keep calm.jpg

Je n'en parle pas souvent sur le blog mais je suis une grande fan de cinéma. J'ai pris un abonnement illimité et j'essaie d'y aller le plus souvent possible.

Je trouve que la rentrée est une période souvent propice aux belles sorties. Je vous avais parlé il y a trois ans des longs métrages que j'attendais le plus pour le dernier trimestre et j'ai eu envie de refaire un billet dans ce genre.

Parmi les films prévus en septembre et octobre, voici les cinq que j'ai plus particulièrement repérés:

 

mademoiselle de la jonquière.jpg

-Sortie le 12 septembre: Mademoiselle de Joncquières avec Edouard Baer, Cécile de France: pour son neuvième long métrage, Emmanuel Mouret s'est inspiré du récit de l'aubergiste dans Jacques Le Fataliste. il retrace ainsi l'histoire d'une veuve amoureuse délaissée par un libertin notoire. Elle décide donc de se venger avec l'aide de Mademoiselle de Joncquières et de sa mère.

J'avais beaucoup aimé les précédents films de ce réalisateur et je suis très curieuse de voir comment il transpose son art au dix-huitième siècle. De plus, le casting me semble plutôt prometteur.

 

 

 

-Sortie le 19 septembre: Les Frères Sisters: quel plaisir de retrouver Jacques Audiard dans cette adaptation d'un roman de PatrickdeWitt! Et avec une distribution assez incroyable: Joaquin Phoenix, JC Reilly...

frères sisters.jpg

Charlie et Elie Sisters sont deux frères aux caractères et aux envies opposées. Mais tous deux sont engagés pour tuer des hommes et ils le font sans remords. Leur dernier contrat: assassiner le fameux Commodore. Pour accomplir leur mission, les voilà lancés dans une longue traque...La bande-annonce de ce western crépusculaire me fait très envie. Et je pense que je me précipiterai dans les salles dès sa sortie.


-Sortie le 26 septembre: The Little stranger de Lenny Abrahamson et avec Domnhall Gleeson, Ruth Wilson et Charlotte Rampling. Ce film est adapté d'un roman de Sarah Waters, une autrice dont j'admire le talent. Pour le coup, je n'ai pas lu ce titre et je me laisserai donc surprendre par l'intrigue.

littlestranger.jpg

En 1947, le docteur Farraday est appelé au manoir de Hundred Falls au chevet d'une patiente. Bien vite, il réalise que les châtelains (la mère, la fille et le fils) semblent hantés par quelque chose de très effrayant. Et tout le porte à croire que son destin pourrait être lié aux leurs....

L'ambiance qui se dégage de la bande-annonce me paraît plutôt réussie et les trois acteurs principaux me semblent un bon choix. J'ai hâte d'observer Domnhall Gleeson, que j'avais repéré dans le très beau Brooklyn, dans un tel registre. Quant à Ruth Wilson et Charlotte Rampling, elles se révèlent souvent excellentes. Tous les ingrédients sont donc a priori réunis pour passer un très bon moment dans les salles obscures.


 

-Sortie le 10 octobre: L'amour flou de Romane Bohringer et Philippe Rebbot: Inspiré par le vécu de ses deux réalisateurs, ce film retrace une histoire d'amour pas comme les autres. Un homme et une femme ne s'aiment plus. Enfin, ils s'aiment d'un amour flou et décident de prendre un "sépartement", soit deux appartements séparés, réunis par la chambre de leurs enfants.

amour flou.jpg

Le propos original m'attire. Tout comme l'énergie et l'émotion présentes dans la bande-annonce. Ce jeu de miroir entre réalité et fiction, le choix de se faire jouer et de faire jouer leur entourage, l'accueil du public et de la critique à Angoulême: tout concourt à me faire penser que ce film sera une très jolie surprise.


-Sortie le 24 octobre: Le Grand bain de Gilles Lellouche: autre film français, autre ambiance: plusieurs hommes très différents décident de s'entraîner à la natation synchronisée, dans les bassins de leur piscine municipale et sous la houlette d'une ancienne gloire. Ce défi sera l'occasion pour eux de donner un sens à leur vie. 

grand bain.jpg

Depuis que j'ai entendu parler de ce projet et de son casting, je suis emballée. J'apprécie les films choraux, les bandes de potes ou les amitiés qui se créent, un peu comme dans The Full Monty et j'espère retrouver tout cela dans le Grain Bain. Osciller ainsi entre rires et émotions....Verdict: le 24 octobre.


Et vous, attendez-vous plus particulièrement des films? Est-ce que certains de ma liste vous tentent?

 

18/04/2017

Treize raisons

Treize raisons

une série Netflix de Brian Yorkey

13raisons2.jpg

"Salut, c'est Hannah. Hannah Baker. Eh oui! Pas la peine de régler...ce sur quoi tu écoutes ça. C'est moi en direct et en stéréo. Pas de remboursement, pas de bis et cette fois-ci, absolument pas de réclamations. "

Hannah Baker, une jeune lycéenne, s'est suicidée quelque temps auparavant. Clay Jensen, un de ses camarades de classe, semble avoir du mal à se remettre de sa mort. Un soir, il trouve devant sa porte une boîte à chaussures. A l'intérieur: 13 cassettes audio. Il se met à écouter la première et reconnaît la voix de la disparue.

"Mange un truc. Installe-toi.

Parce que je vais te raconter l'histoire de ma vie.

Plus précisément, pourquoi ma vie s'est arrêtée.

Et si tu écoutes cette cassette..., tu en es une des raisons. "

13 cassettes pour 13 raisons que nous allons découvrir en compagnie de Clay Jensen au fil de ces 13 épisodes.

reasons-why1.jpg

Cette nouvelle série Netflix, je l'attendais avec impatience. Parce que j'avais beaucoup apprécié le roman de Jay Asher dont elle est adaptée/Parce que j'étais curieuse aussi de voir comment ce sujet à la fois si douloureux et si nécessaire du harcèlement et de ses conséquences allait être traité sur petit écran.

En soi, le sujet du harcèlement au lycée n'est pas novateur. On le retrouve dans beaucoup de "teen movies" mais il y est plus souvent abordé de manière optimiste car les héros s'en sortent, après maintes péripéties.

Là, il n'en est rien. Dès les premières images, on assiste à la chronique d'une mort annoncée et au mécanisme implacable qui a conduit au décès d'Hannah Baker. Un peu comme dans une tragédie grecque où les personnages principaux tentent de s'affranchir de leur destin et échouent. Il en va de même pour notre protagoniste qui voit toutes ses portes de sortie se fermer les unes après les autres.

"Si ça s'était passé autrement, ça ne serait peut-être jamais arrivé"

Voici une question lancinante qui revient tout au long du visionnage, aussi bien chez le spectateur que chez ceux qui écoutent les cassettes, transformés en audience malgré eux. J'ai beaucoup aimé cette idée du double niveau d'écoute car elle nous permet encore plus de nous identifier aux autres qui ne sont pas forcément nous mais dont certaines lâchetés humaines peuvent faire miroir avec les nôtres (je n'évoque bien entendu que les raisons les moins "graves").

Cette assimilation peut donc jouer le rôle d'un électrochoc pour le public et servir le propos didactique de cette série, à savoir la lutte contre toutes les formes de harcèlement.

DoucePagaille-13-Reasons-Why-2.jpg

Mais il ne faut pas réduire Treize raisons à la nécessité de se battre et de porter secours à ceux qui sont plongés dans la solitude par des bourreaux ordinaires.

Non, cette série constitue également à une enquête. Une enquête sur tous les crimes qui ont pousséHannah Baker au suicide. A l'inverse du roman qui se concentrait sur le contenu des cassettes et l'impact sur Clay, la série permet de développer les interactions entre tous ceux concernés au premier plan et d'accroître le suspense. On pressent parfois la gravité de certains rebondissements mais on ne les devine jamais tout à fait.  On s'interroge aussi sur qui détient vraiment la vérité: Hannah? les autres? un peu des deux? De même, on mesure mieux l'impact du geste de l'héroïne et comment sont gérés la douleur et la culpabilité par son entourage.

J'ai bien aimé ce parti pris narratif, même si je dois avouer que je n'ai pas toujours été convaincue par la pertinence de certains ajouts. Je pense notamment à certaines scènes entre le directeur et le conseiller dans les toilettes ou celle entre un professeur et le même conseiller. Peut-être est-ce dû à la prestation de ces acteurs...Qui ne m'ont pas toujours semblé justes.

En revanche, le casting "adolescent" est incroyable. Tous, avec en tête Dylan Minette (Clay) et Katherine Langford (Hannah Baker), incarnent à merveille leurs personnages. J'ai également été bluffée par Kate Walsh, la mère d'Hannah qui aurait pu en faire trop dans le registre de la douleur mais demeure impeccable en femme broyée par le chagrin et minée par les doutes.

13-reasons-crop.jpg

Malgré sa tonalité profondément tragique, 13 raisons parvient à offrir de belles séquences, un peu comme si elles épousaient les battements du cœur d'Hannah, toujours sur le fil de l'espoir. Je fais notamment référence à celles entre Hannah et Clay, dans le cinéma où il travaille ou aux après-midis "chocolat" avec Jessica et Alex au Monet. On se laisse prendre nous aussi au jeu et on espère, malgré tout...Et la chute n'en est que plus terrible.

Bref, vous l'aurez compris: je ne peux que vous recommander cette série, sans faux-semblants, autour du harcèlement et qui parvient, malgré son sujet douloureux, à ménager quelques ilots de poésie.

13 raisons, Netflix, 2017, 13 épisodes


 

 

 

04/04/2017

This is us-Saison 1

This is us

Saison 1

this is us.jpg

"C'est un fait: un humain partage son anniversaire avec plus de 18 millions de personnes. Rien ne prouve que partager celui-ci crée des liens entre ces personnes. S'il y en a...Wikipedia ne les a pas encore découverts..."

C'est par ces quelques mots que débute une série qui marquera certainement mon année 2017!!!

En quelques plans, on fait la connaissance de Jack, Kevin, Randall et Kate qui ont la particularité d'être nés tous les quatre un 31 août.

Jack est heureusement marié à Rebecca qui doit accoucher de triplés; Kevin est un acteur de soap opera, enfermé dans un rôle qui ne lui convient plus; Kate lutte contre des problèmes de poids et semble s'oublier dans l'ombre de son frère...Quant à Randall, il est le père de deux enfants, mène une carrière professionnelle brillante et vient de retrouver la trace de son père biologique.

Quatre destins bien différents donc..Et pourtant...


Je n'en dirai pas plus sur l'histoire, de peur de gâcher les surprises de cette première saison.

Une des forces du scénario réside justement dans cette capacité à nous étonner en dessinant des liens inattendus.

A la manière d'un puzzle, tout prend sens. Un peu comme si l'existence de ces protagonistes formait une grande mosaïque sans cesse en évolution.

Jack, Kevin, Randall et Kate... Mais aussi Rebecca, William, le docteur K, Toby... s'animent devant nous, révèlent leurs joies, leurs peines, leurs doutes, leurs désirs, leurs failles. On ne peut d'ailleurs une fois encore que saluer le travail scénaristique qui a conduit à leur création. Alors que l'aspect choral aurait pu amener à un déséquilibre entre les personnages, il n'en est rien ici. En effet, chacun d'entre eux apporte sa pierre à l'édifice narratif et chacun se révèle attachant à sa manière.

Force de l'écriture donc...tant dans la genèse et l'évolution des héros que dans cette reconstruction et cette imbrication perpétuelles des moments clefs de leurs vies. Ainsi, certains scènes déjà entraperçues s'enrichissent en permanence. Un peu comme des tableaux repris sans cesse par un peintre pour leur donner la touche finale et jamais complètement achevés.

Force de l'écriture aussi dans la justesse des dialogues, dans ces phrases parfois d'apparence banales qui regorgent de sagesse et de beauté.

"J'aime penser que peut-être un jour, vous serez un vieillard comme moi...parlant à un jeune homme, lui expliquant comment vous avez pris le citron le plus acide que la vie ait à offrir pour en faire de la limonade."

This-Is-Us-McRaney-620x375.jpg

Cette scène entre le docteur K et Jack, qui revêt une importance capitale pour toute la série, fait partie de celles qui m'accompagneront longtemps. Comme beaucoup d'autres. Scènes de déclaration d'amour (comment ne pas rêver d'un mari comme Jack), scènes de bilan de vie (William, quel incroyable être!), scènes de partage familial (le judo), scènes de rencontres, scènes de pleurs...

This is us foisonne de pépites, de moments magiques qui sonnent tellement vrai et qui pourraient venir de nos propres existences. Car, forcément, Jack, Rebecca, William, Randall, Kevin, Kate, c'est un peu nous...Ils nous ressemblent ou ressemblent aux gens que l'on côtoie et leurs préoccupations ou leurs bonheurs font forcément écho aux nôtres.

La qualité du casting contribue à cet effet miroir et à cette affection quasi instantanée pour les rôles qu'ils incarnent. Tous sont extraordinaires, toujours dans le bon tempo. Comme s'ils étaient leurs personnages et non des acteurs.

Bref, vous l'aurez compris: ne passez pas à côté de This is us, cette série qui parle avec tellement de talent de la vie sous tous ses aspects et qui a été pour moi un immense coup de cœur! Vivement la saison 2!

 

 

 

coeur qui bat.gif