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23/03/2015

Une parenthèse enchantée à Bruxelles

Une parenthèse enchantée à Bruxelles

 

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Compter les jours avant un week-end/L'excitation des préparatifs/Tu as pris quoi?/Un rendez-vous à 7h50/Se retrouver à Gare du Nord/Des mines encore ensommeillées mais le plaisir d'être là ensemble/Guetter l'affichage d'un train/Manquer rater le départ pour cause de bavardages intempestifs/Des sièges côte à côte/Un air de colonie de vacances/Une arrivée Gare du Midi/Les 1,5 km les plus longs de ma vie/Poser les valises à l'hôtel/Celui qui prenait un cornet de frites comme apéritif à 11h30 du matin/La Grand Place un peu embrumée/Retrouver cette architecture flamande que j'aime tant/Se poser dans un café pour la première bière/Celui qui nous rejoignait pour nous faire visiter sa ville d'adoption/Un  café Belle époque pour un premier repas belge/Des moules, des frites, une carbonnade et la Triple carmélite/Ou comment céder à l'appel des spécialités régionales/La maison Horta/Admirer tous les petits détails/Une balade vers le Palais de Justice/Des portes qui se ferment juste devant nous/Des échafaudages toujours présents/Un panorama sous le brouillard/Un quartier de brocanteurs sans brocante/Place des Sablons/Marcher, marcher, marcher/Quand la BD s'invite sur les façades/A la recherche de nos héros préférés/Un apéritif très sympathique/Un karaoké dansant et endiablé/Lucia, Gertrude et Doria ou l'art de poser pour des photos/Errer dans la ville de nuit/Comme j'adore cela/Un dernier verre/Et une remontée trois fois de suite pour celle qui égarait ses affaires/Rire, toujours rire, encore rire/Une journée sous le signe de l'art/"Tout ce que je sais de l'espoir que je mets dans l'amour c'est qu'il n'appartient qu'à une femme de lui donner réalité"/La magie de l'univers de Magritte/Ne pas tout comprendre mais apprécier profondément/Un rêve ou une trêve?/La magnifique façade du musée des instruments de musique/Un déjeuner tout en haut/Un filet américain/Repartir pour les artistes de la fin du 19ème siècle/M'amuser avec mon frère devant certains tableaux/"Tu trouves pas qu'il ressemble à Emmanuel Petit?"/"Pourquoi on prend pas le truc pour les traverseurs?"/"L'escalade, c'est comme Candy Crush"/"Une femme seule dans une ville, c'est comme un petit pois Bonduelle au fonds d'une conserve, cela ne devrait pas exister"/Des phrases cultes qui s'enchaînent/Des éclats de gaieté/Parler, parler, toujours parler/Le Goupil ou le bar qui manque à Paris/Des canapés, un juke box et des vinyles/ Se sentir bien tout simplement avec ces gens que j'aime/Dire au revoir à ceux qui s'en vont déjà/Un restaurant éthiopien qui se fait trop désirer/Une pizzeria pour le remplacer/Échanger quelques mots en italien et me dire que j'aimerais bien repartir là-bas/ Madame Moustache/Danser/Une séance de photomaton compliquée/Des bouts de visage immortalisés//Dernière journée déjà/Une pâte au chocolat au lait-noisettes-huile d'olive à se damner/Quelques emplettes/Dernier repas à Friteland/Déambuler dans des rues vides/Direction le Centre de la BD/Ressortir avec l'envie d'acheter plein d'albums/Une marche dans le Jardin du Palais royal sous le soleil/Un arc-en-ciel dans une fontaine/Dernières conversations/Un quai, un contrôleur et un scan code dessiné/Merci pour cette parenthèse enchantée...


 

04/09/2014

Sur les traces d'Edmond Dantès au château d'If

Sur les traces d'Edmond Dantès au château d'If

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La vue du château en arrivant par la navette du port de Marseille

"Dantès se leva, jeta naturellement les yeux sur le point où paraissait se diriger le bateau, et à cent toises devant lui il vit s'élever la roche noire et ardue sur laquelle monte, comme une superfétation du silex, le sombre château d'If.

Cette forme étrange, cette prison autour de laquelle règne une si profonde terreur, cette forteresse qui fait vivre depuis trois cent ans Marseille de ses lugubres traditions, apparaissant ainsi tout à coup à Dantès qui ne songeait point à elle, lui fit l'effet que fait au condamné à mort l'aspect de l'échafaud."

Dans le Comte de Monte-Cristo, Dantès, suite à la trahison de Danglars et Fernand, se fait enfermer au château d'If.

Alexandre Dumas a donc choisi  de situer une partie de l'intrigue de son roman dans cette forteresse édifiée en 1529 par François Ier, à la fois pour protéger un des ports les plus importants et assurer la fidélité de Marseille, nouvellement rattachée au royaume de France . Après avoir accueilli ses premiers prisonniers en 1540, cet établissement pénitentiaire a servi, après la révocation de l'Edit de Nantes par l'Edit de Fontainebleau en 1685, à enfermer les protestants. Quelques 3500 d'entre eux sont ainsi passés par ce lieu en deux siècles, avant d'être enchainés aux galères et d'y connaitre la mort. La Révolution de 1848 et la Commune ont également offert leurs lots de condamnés.

Comme vous le savez peut-être, j'ai passé une partie de mes vacances à Marseille. Je vous en reparlerai plus en détail dans un de mes prochains billets. Et j'ai profité de cette occasion pour me rendre au château d'If. Une visite que j'attendais beaucoup...

Cette visite, justement, commence par la Cour du Midi. Une Cour qui rappelle par une plaque le sort des prisonniers protestants. Une Cour dont les murs sont aussi ornés des noms gravés dans la pierre par les Républicains qui ont séjourné sur l'île entre 1848 et 1849.

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Un des noms de Républicains, gravés entre 1848 et 1849

Au 1er étage, se trouvent les "pistoles", des cellules individuelles où les prisonniers étaient logés s'ils payaient une pistole. Elles ont notamment abrité quelques enfermés illustres, à l'instar du comte de Mirabeau entre 1774 et 1775, retenu à la demande de son père pour le guérir de son libertinage.

Une de ces pistoles a été transformée pour évoquer la présence du corps du général Kleber, rapatrié ici après son assassinat au Caire.

Une autre est attribuée au fameux Masque de fer. Il n'y a pas logé mais, à l'époque de son incarcération, toutes les prisons de France devaient avoir une cellule réservée pour lui, au cas où il serait transféré.

Quand on redescend au rez-de-chaussée, on peut entrer dans les cellules collectives où les conditions étaient plus que déplorables et où l'espérance de vie ne dépassait pas les 9 mois.

Une d'entre elles sert de lieu d'exposition autour d'Alexandre Dumas et de la naissance du Comte de Monte-Cristo. On y apprend que l'auteur avait visité le château en 1834, lors d'une croisière en Méditerranée. Aussi, quand il a décidé de situer le début de l'intrigue à Marseille, il a tout naturellement pensé à ce lieu pour y enfermer son héros pendant quatorze années.

En 1858 (douze ans après le dernier chapitre), il est revenu au château d'If. Et là, il a été accueilli par un gardien qui lui a raconté avec exactitude les conditions d'incarcération d'Edmond Dantès, son amitié avec l'abbé Faria, la mort de ce dernier...Comme si le héros avait réellement existé!

J'ai beaucoup apprécié cette anecdote, d'autant plus avec le recul, après avoir achevé de lire moi-même le roman lundi soir. Je n'ai pas encore trouvé les mots pour parler de cette incroyable œuvre. Mais j'ai été particulièrement frappée par la partie située dans le château, par la relation entre l'abbé et Edmond, par la dureté de l'emprisonnement, par l'évasion...Et tout est raconté avec une telle force qu'on peut comprendre pourquoi le gardien a eu envie de croire à la réalité de cette fiction.

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La "cellule de Dantès" (je n'ai pas réussi à faire pivoter la photo)

Afin de flouter encore plus les frontières entre réalité et fiction, une des cellules collectives a d'ailleurs été transformée en cellule Edmond Dantès. Et un trou a été creusé pour la relier à une autre, comme si c'était celle de l'abbé Faria...

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Le trou vers la "cellule de l'abbé Faria"

Bref, on ressort impressionné par ce lieu chargé d'histoire et avec l'envie urgente de se plonger dans l'ouvrage de Dumas.

Pour tout renseignement, voici le lien vers le site du château.

 

 

13/05/2014

Quelques jours à Prague

Une bulle enchantée à Prague

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Un réveil qui sonne trop tôt/Mais sentir l'excitation prendre le dessus/ Dans quelques heures, je serai à Prague/Un trajet de l'aéroport à la ville tant attendue surprenant/Se trouver au milieu des champs et voir au dernier moment les premiers immeubles se dessiner/Un hôtel magnifique/Poser les valises et repartir tout de suite à la découverte/Des rayons de soleil qui illuminent les façades/Ne plus savoir où donner de la tête devant tous les détails Art nouveau/La Maison municipale/La vieille place/Être émerveillée par les automates de la vieille horloge/Se retenir de pousser des cris de stupéfaction/Faire une pause pour écouter le sourire aux lèvres un groupe de jazz/Avoir envie de réécouter Louis et Ella/What a wonderful world/Le pont Saint-Charles/S'asseoir le long du fleuve pour déguster une bière/Admirer le panorama/Se sentir bien tout simplement/Kafka et son univers qui décidément ne m'attire pas/To be a fashion addict or not to be a fashion addict/Céder aux sirènes du shopping/Un nouveau blouson en cuir, des boucles d'oreille et des bracelets/Se lever sous la pluie/Tomber amoureuse de l'artiste Mucha/Avoir envie de dévaliser toute la boutique de souvenirs et se retenir/De nouveaux marque-pages pour accompagner mes lectures/Le ghetto sous une averse/Trouver que le temps s'accorde à merveille avec cette visite/Être sous le choc d'une expo de dessins d'enfant/Les voir représenter en couleurs l'horreur qu'il vivait/Marcher, marcher, toujours marcher/Clic clac/Emmagasiner le maximum de photos de toutes les merveilles qu'offrent les rues/Vive la pizza/Des apéros dinatoires/La colline de Petrin/Une Tour Eiffel en dix fois moins grande/Le quartier de Mala Strana/La Maison qui danse/Le pont Saint-Charles à la tombée de la nuit/Croiser dans cesse des musiciens de rue talentueux/Le château et la cathédrale pour une dernière journée/Une foule qui applaudit des reprises de Bob/Profiter des derniers instants de cette ville/Prague, I love you