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20/02/2016

The Diviners de Libba Bray

The Diviners

de

Libba Bray

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"In a town house at a fashionable address on Manhattan Upper East Side, every lamp blazes. There's a party going on-the last of the summer. Out on a terrace overlooking Manhattan's incandescent skyline, the orchestra takes a much-needed break."

Evie O'Neill, une Américaine de 17 ans, a accusé un des membres de la bonne société d'avoir abandonné une jeune fille après l'avoir rendu enceinte. Et a ainsi déclenché un scandale dans la ville de Zenith, Ohio. Pour la punir, ses parents ont donc décidé de l'envoyer chez son oncle à New York. Ils sont loin de se douter qu'ils réalisent, au contraire, un de vœux les plus chers de leur progéniture.

Voilà Evie embarquée pour une grande aventure. Entres ses retrouvailles avec sa correspondante Mabel, ses dîners avec son oncle, conservateur du musée de l'Occulte, ses séances de shopping, ses virées dans les salles de spectacle, elle ne voit pas le temps passer...

Mais un homme sème le mal autour de lui dans les rues de Big Apple. Et, quand son oncle est appelé par la police pour examiner le symbole retrouvé sur un cadavre, elle réalise qu'elle pourrait participer à cette enquête.

Au risque de révéler ses pouvoirs de "diviner"....Au risque aussi de croiser le chemin de cet assassin redoutable et de figurer au nombre de ses victimes...

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Ce roman "young adult", j'en avais entendu beaucoup de bien sur la blogosphère. Je l'avais donc acheté et il avait rejoint les étagères trop fournies de ma PAL. Heureusement, Aurélie d'Une valise remplie d'histoires (si vous ne connaissez pas encore son blog, courez y faire un tour) m'a convaincue de l'en sortir pour une lecture commune.

Je dois avouer que mon déchiffrage des premiers chapitres a été un quelque peu laborieux. Puis, je me suis habituée aux expressions des personnages, à certaines tournures de phrases, aux mots qui revenaient sans cesse...

Sans doute ai-je persisté car j'ai été immédiatement captée par l'intrigue. Au fil des pages, Libba Bray reprend les codes de nombreux récits de genre et nous livre un ouvrage protéiforme, entre roman d'apprentissage, roman policier et roman fantastique.

Par exemple, le lecteur assiste aux meurtres de cet homme bien décidé à accomplir une prophétie. J'ai trouvé ces passages particulièrement réussis tant Libba Bray sait instiller la peur et partager le désespoir de ses victimes qui, malgré leurs efforts, ne peuvent échapper à leur bourreau. On a l'impression d'être là, tout près d'eux, et d'être paralysé devant ce qui s'accomplit.

Cette sensation de rentrer de plain-pied dans le livre, d'être nous-même un des protagonistes, l'auteur l'insuffle aussi quand elle parle d'Evie, d'autres "diviners" ou du New York des années folles.

De même, elle démontre une grande maîtrise du suspense. Un peu comme dans un puzzle, des pièces s'emboîtent. On se dit que quand l'identité du meurtrier sera dévoilée, le puzzle sera fini....Mais rien n'est simple et on bascule sans cesse de surprise en surprise.

Surprise face aux dons de certains des héros/Surprise par rapport à leur passé/Surprise quant au déroulement de l'intrigue....

Dans ce New York transformé en labyrinthe géant, les personnages tout comme les les lecteurs se heurtent donc à de nombreuses impasses. Certaines pourraient se révéler fatales...

Bref, vous l'aurez compris: je suis ressortie enthousiaste des Diviners et je ne comprends pas pourquoi cet excellent opus n'a jamais été traduit en français.

Little Brown and Company, 2012, 583 pages

Billet dans le cadre du challenge Un pavé par mois de Bianca.

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22/07/2015

Le Secret de la manufacture des chaussettes inusables

Le Secret de la manufacture des chaussettes inusables

de

Annie Barrows

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« En 1938, l’année de mes douze ans, ma ville de Macedonia, en Virginie-Occidentale, célébra son cent-cinquantenaire-un terme que j’associai longtemps à une espèce d’oiseau. Notre école commémora l’événement comme elle le faisait toujours pour ces grandes occasions : à l’aide de tableaux vivants, un pour chaque moment clé de notre histoire »

Tout commence en 1938 en Virginie-Occidentale. Layla Beck, une jeune Américaine fortunée, a osé désobéir à son père, un sénateur, qui lui avait choisi un bon parti. Pour la punir, il l’a exilée à Macedonia afin qu’elle rédige un livre de commande sur cette petite bourgade, ses notables et sa manufacture de chaussettes, les Inusables Américaines.

Complètement déstabilisée par ce séjour forcé, notre héroïne éprouve quelques difficultés à s'habituer à sa nouvelle existence. Mais, heureusement, elle tombe, au fil des jours, sous le charme des propriétaires de sa pension, tous plus excentriques les uns que les autres. Et surtout sous celui de Felix, un jeune divorcé de 35 ans pour le moins ténébreux….

Lors de cet été pas comme les autres, Layla va découvrir de nombreux secrets et révéler des blessures enfouies.

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Comme beaucoup d’entre vous, je pense, j’avais passé un très bon moment en compagnie du Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates. Aussi, je guettais avec impatience la sortie d’un nouvel opus et j’ai bondi sur celui-ci quand il est arrivé dans la médiathèque où je travaille.

 Dès les premières pages, on fait la connaissance de trois figures féminines : Layla Beck, une privilégiée de 18 ans qui s’est opposé à son père et doit désormais travailler pour subvenir à ses besoins ; Willa, une fille de douze ans, passionnée de littérature et qui passe son temps à épier son entourage et enfin, Jottie, la tante de Willa, marquée par une tragédie dans sa jeunesse et qui est restée auprès de son frère pour prendre soin de ses nièces et diriger une pension de famille.

Trois voix qui vont donc nous accompagner tout au long de ce pavé. Trois femmes à des âges différents de la vie et qui incarnent trois étapes: l’éveil et la perte de l’innocence, le premier amour et la volonté de se reconstruire et de s'affirmer.

Je suis généralement très fan de ce type de narration. Mais là, je dois avouer que j’ai moins accroché à la structure chorale. Peut-être car j’ai trouvé les transitions mal aménagées… Peut-être aussi car, parfois, je ne parvenais pas à saisir l’identité de la narratrice…

Par conséquent, je me demande si cet ouvrage n’aurait pas été plus réussi si on avait uniquement suivi une de ces protagonistes. Par exemple, Willa, ce qui aurait conféré à ce titre un aspect de récit initiatique plus prononcé (avec la perte de l'innocence consécutive à la découverte des mensonges des adultes, même les plus proches)

A ce bémol se superposent également quelques autres : la fin que je n’ai pas acceptée (je ne l’ai pas trouvée cohérente), quelques longueurs, sans doute générées par cette volonté de s’attarder sur ces trois destins et la trop grande quantité de thèmes brassés (deuil, trahisons, poids de la famille…)

Cependant, il faut reconnaître que ce livre offre une galerie de personnages assez savoureux, tels que les jumelles qui ne rejoignent leur mari que le week-end ou les notables de Macedonia qui participent au projet de Layla. De même, certaines situations se révèlent tour à tour prenantes ou assez drôles.

Dommage car, lors de ces fulgurances, le Secret de la manufacture des chaussettes inusables constitue une œuvre réussie, de la même facture que le Cercle littéraire d’amateurs d’épluchures de patates.

Bref, vous l’aurez compris : j’ai été déçue par ce second opus dans lequel je n’ai pas retrouvé les qualités indéniables de son prédécesseur.

Editions du Nil, 480 pages, 2015

Billet dans le cadre du challenge Un pavé par mois de Bianca.

 

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16/07/2015

Les Espionnes de la Reine tome 2: Lady Beatrice

Les Espionnes de la reine tome 2: Lady Beatrice

de

Jennifer McGowan

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"Septembre 1559

Château de Windsor, Angleterre

Nul ne verserait de larmes à mon mariage. Je ne le tolérerais pas.

Le concert des musiciens de la reine emplissait la chapelle Saint-George. L'union parfaite de la viole et du clavecin accompagnait la mienne, non moins parfaite, avec Lord Percival Canavaugh."

Lady Béatrice Knowles vit enfin le grand jour qu'elle attendait depuis longtemps: celui de son mariage avec Lord Percival Canavaugh. Un moyen pour elle d'assurer son avenir et celui de sa famille.

Mais le bon vouloir d'Elizabeth I en a décidé autrement. Au dernier moment, la souveraine, ménageant son entrée, interrompt la cérémonie.

En effet, elle souhaite utiliser la jeune femme pour mener à bien une mission délicate: approcher un des émissaires écossais, nouvellement arrivés à la Cour, le beau et turbulent Alastair MacLeod.

Si elle réussit à amener des informations essentielles, notre héroïne pourra épouser son promis, comme prévu.

Lady Béatrice, en acceptant cette tâche, est bien loin de se douter de toutes les répercussions qu'elle va avoir sur son existence.

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Je vous avais parlé brièvement en 2013 du premier tome de cette série de romans historiques. Une série que j'ai eu plaisir à retrouver avec ce volume. Même si vous n'avez pas lu le précédent, sachez que vous pouvez quand même vous lancer dans celui-ci (seuls quelques éléments de l'intrigue seront évoqués, sans pour autant que vous soyez perdus/perdues)

Autour de la Reine vierge, évolue le Cercle des Confidentes. Cinq jeunes femmes aux talents bien différents en sont membres. Elles sont les yeux et les oreilles de Sa Majesté et lui rapportent tous les secrets ou les complots de la Cour. A ce jeu, Lady Béatrice Knowles se révèle particulièrement douée. Elle sait comme personne soutirer des informations à son entourage et les utiliser à bon escient.

Elle fait partie des premières recrues d'Elizabeth. Sans doute car elle l'a connue dans sa jeunesse, alors que la souveraine avait 14 ans et elle 7 ans. Toutes deux se trouvaient dans la maison des Seymour et Béatrice a été le témoin privilégié de la relation entre la princesse et Thomas Seymour.

"Il existait deux vérités: celle qu'elle avait servie à ses juges et l'autre, que nous étions seules à savoir"

Depuis lors, les deux jeunes femmes ne se sont pas quittées. Même si elles entretiennent un rapport complexe, souvent nourri de haine. Néanmoins, malgré les brimades royales, Lady Béatrice reste fidèle.

Quand nous la retrouvons au début du roman, elle est censée épouser un riche seigneur, capable d'enrayer la ruine de sa famille. Or, suite à un revirement d'Elizabeth, elle doit repousser son union d'un mois et affronter les rumeurs et les moqueries des courtisans.

La Reine a décidé de lui confier une mission: séduire un des envoyés espagnols, le ténébreux Alasdair MacLeod.

Comme vous vous en doutez, elle se fait prendre à son piège et bien vite, nous assistons à une évolution d'intrigue digne d'une romance.

Cependant, il serait dommage de réduire ce livre à ce seul aspect. Certes, l'idylle ne brille pas par son originalité et m'a même fait parfois rire. Certains dialogues se révèlent particulièrement clichés tels que "La lumière du jour se répandait timidement sur vous, comme si elle craignait que votre beauté ne l’éclipse". Tout comme certaines scènes: celle du bohémien et de Sophia, celle de Jane et du comédien, celle du méchant et de Béatrice...Et certains personnages lisses voire caricaturaux.

Mais ce tome consacré à Lady Béatrice bénéficie d'un arrière-plan historique extrêmement fouillé. Je ne suis pas spécialiste des débuts de règne d'Elizabeth I et j'ai été ravie d'en apprendre plus. On retrouve une Reine qui a de la peine à s'imposer face à ses conseillers Walsingham et Sir Cecil. Une femme qui vit une passion interdite avec son grand écuyer, Robert Dudley. Une femme qui est menacée de toutes parts et dont le trône n'est pas encore assuré.

Alors que le volume précédent évoquait le danger espagnol et les difficultés à maintenir de bonnes relations diplomatiques avec Philippe II, celui-ci dépeint les tractations avec les Écossais. La souveraine et ses conseillers redoutent l'emprise française en Écosse et tentent de s'assurer les bonnes grâces des clans. Une bataille pourrait se révéler très dangereuse si ces derniers se rangeaient derrière Marie de Guise.

Cette plongée dans les arcanes de la Cour d'Angleterre m'a vivement intéressée. De même que d'autres thématiques telles que la place des femmes dans la société. Soumission à leur époux, impossibilité de s'unir selon leurs vœux, danger de se faire dénoncer comme sorcière....constituent autant de sujets abordés.

On parle également des "Égyptiens", les bohémiens, que personne ne doit aider, sous peine d'être condamnés à mort.

Bref, vous l'aurez compris:même si cet ouvrage ne brille pas par son originalité et revêt souvent un aspect romance, il se révèle divertissant (ce qui est parfait en cette période estivale) et instructif.

Milan, collection Macadam, 2015, 398 pages

Billet dans le cadre du challenge A year in England, organisé par Titine et de mon challenge Au service de...

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