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09/09/2015

Les cinq films que j'attends en cette fin d'année 2015

Les cinq films que j'attends en cette fin d'année 2015

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Vous avez peut-être remarqué que j'étais quasiment absente de la blogosphère depuis le mois de juillet. Pourtant, j'ai lu cet été...Mais j'ai du mal à retrouver les mots pour vous décrire mes impressions sur les quelques ouvrages que j'ai dévorés.

Aussi, pour me relancer, je me suis dit que je ferai volontiers un billet sur les cinq films que j'attends le plus en ce dernier trimestre 2015.

En effet, je ne sais pas si vous le savez: après avoir caressé le rêve d'être fromagère, j'ai nourri celui de devenir réalisatrice. Et depuis, je conserve le goût du cinéma, quand la lumière s'éteint et que la magie opère.

Parmi les longs métrages que je guette en cette fin d'année, voici ceux qu'il me tarde le plus de découvrir:

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1. Mon Roi de Maiwenn, avec Vincent Cassel et Emmanuelle Bercot: sortie le 21 octobre

Tony est admise dans un centre de rééducation après un grave accident de ski. Dépendante du personnel médical et des antidouleurs, elle prend le temps de se remémorer sa douloureuse histoire avec Georgio.

Ce film, je compte les jours jusqu'à sa sortie.

Parce que Maiwenn ne m'a jamais déçue/Parce que Vincent Cassel semble l'homme parfait pour incarner le fascinant Georgio/ Parce qu'Emmanuelle Bercot a une présence incroyable/ Parce que j'aime les histoires d'amour/Parce que je pressens que je vais être conquise/Parce que l'affiche est juste sublime/Parce que....

 

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2. Maryland d'Alice Winocour avec Matthias Schoenaerts et Diane Kruger

De retour du combat, Vincent, victime de trouble post-traumatique, est chargé d'assurer la sécurité de Jessie, la femme d'un riche homme d'affaires libanais, dans sa propriété "Maryland".

Tandis qu'il éprouve une étrange fascination pour la femme qu'il doit protéger, Vincent est sujet à des angoisses et à des hallucinations. Malgré le calme apparent qui semble régner sur "Maryland", il perçoit une menace extérieure.

2015 restera sans doute pour moi l'année Matthias Schoenhaerts. Certes, il m'a déçue dans les Jardins du Roi (comment aurait-il pu être un tant soi peu motivé dans un tel navet?). Mais je suis tombée sous son charme dans Suite française (alors que le film ne m'a pas emballée) et j'ai adoré sa prestation dans Loin de la foule déchaînée. Il était juste extraordinaire dans le rôle de Gabriel Oaks.

Changement de registre pour lui avec Maryland. Il en parle comme une des performances les plus exigeantes de sa carrière et je suis curieuse de l'admirer dans ce registre.

D'autant plus que ce portrait d'un homme marqué par la guerre se double d'un scénario qualifié d'hitchockien.

Verdict le 30 septembre.

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3. MacBeth de Justin Kurzel  avec Michael Fassbender et Marion Cotillard (18 novembre)

11ème siècle: Ecosse, Mac Beth sort victorieux de la guerre qui fait rage dans tout le pays. Sur son chemin, trois sorcières lui prédisent qu'il sera roi. Comme envoûtés par la prophétie, MacBeth et son épouse montent un plan machiavélique pour régner, jusqu'à en perdre la raison.

Je dois reconnaître que j'ai quelques lacunes en matière de pièces shakespeariennes. Même si je connais la trame de cette œuvre, je suis très curieuse de voir comment Justin Kurzel a réussi à l'adapter. De plus, j'ai entendu dire que les compositions de Michael Fassbender et de Marion Cotillard étaient juste exceptionnelles.

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4. Le 18 novembre, sortira également au cinéma Les suffragettes de Sarah Gavron avec Meryl Streep et Carey Mulligan.

Angleterre, 1912, Maud, une jeune femme issue d'un milieu modeste travaillant dans une blanchisserie, se retrouve engagée dans le mouvement féministe des Suffragettes. Se rendant compte que les manifestations pacifistes ne mènent à rien, elle commence à se radicaliser, au risque de tout perdre, pour obtenir le droit de vote pour les femmes.

C'est un combat que je connais peu et je serai donc curieuse d'en apprendre plus sur le sujet. De même, le casting, mené par deux actrices que j'adore, retient forcément mon attention.

Seul bémol selon moi: le visionnage de la bande-annonce me fait craindre un trop grand académisme.

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5. 007 Spectre de Sam Mendes, avec Daniel Craig, Léa Seydoux, Monica Belluci, Christoph Waltz (en salles le 11 novembre)

Un message cryptique venu tout droit du passé pousse James Bond à enquêter sur une organisation secrète. Alors que M affronte une tempête autour de la pérennité des services secrets, Bond s'échine à révéler la terrible vérité derrière le Spectre.

Depuis toute petite, je suis une grande fan de James Bond. Je crois les avoir tous vus au moins une fois. Bien entendu, comme vous tous, j'ai mes acteurs ou mes opus préférés.

Parmi eux, figure Skyfall. J'avais tout aimé: l'intrigue, la réalisation, le casting, la musique...Et certaines scènes dans la lande et dans l'église ne m'ont jamais quittée.

Aussi, j'attends beaucoup de ce volet. Sans doute le dernier avec le tandem Mendes/Craig.

J'ai longtemps hésité pour ce dernier choix avec Hunger Games partie 2: la Révolte. Mais j'ai peur d'être déçue, tout comme je l'avais été par la conclusion de la trilogie de Suzanne Collins.

Est-ce que certains films de ma liste vous attirent aussi? En avez-vous remarqué d'autres?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

15/06/2015

Endeavour

Endeavour

Les Enquêtes de Morse

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Aujourd'hui, j'aimerais vous proposer un billet autour d'une série découverte récemment. Comme vous le savez, je suis fan de ce format mais je peine parfois à trouver un programme qui m'accroche.

Sur les conseils de ma copinaute Emjy, je me suis lancée dans Endeavour et je dois avouer que je ne l'ai pas regretté.

On y fait la connaissance d'Endeavour Morse au début de sa carrière, en 1965. Après avoir abandonné l'université et quitté l'armée, notre héros revient à Oxford. Normalement, eu égard à son grade, il ne devrait être affecté qu'aux affaires générales.

Mais, très vite, sa grande culture, sa connaissance de la ville, sa perspicacité...le font remarquer. Il devient ainsi l'adjoint de l'inspecteur Fred Thursday.

Cependant, ce poste reste précaire, tant qu'il n'aura pas validé le concours de sergent. Bien souvent, il est donc rétrogradé et renvoyé aux affaires générales. Il y remarque toujours des cas atypiques qui se transforment en enquêtes d'envergure.

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Honnêtement, je n'étais pas familière des aventures de Morse, imaginées par Colin Dexter. Aussi, je trouve que cette préquelle constitue une bonne porte d'entrée dans cet univers.

A l'instar d'un roman d'apprentissage, on assiste aux premiers pas de ce policier pas comme les autres. En effet, alors qu'il était promis à une brillante carrière universitaire, il a préféré démissionner. De même, l'armée ne lui a pas réussi.

Cette difficulté à s'intégrer socialement va constituer un handicap auprès de ses collègues. Heureusement, il compense cette incapacité par une intelligence hors norme et une faculté à trouver des liens entre des décès ou/et disparitions.

Au fil des épisodes (cinq dans la première saison et quatre dans la seconde), on est ébloui par cet incroyable esprit de déduction (qui le hisse au niveau d'enquêteurs de premier ordre comme Poirot ou Holmes). On en apprend également un peu plus sur l'homme, sur ses blessures passées, sur ses failles, sur sa passion inconditionnelle pour l'opéra. Un personnage tout en contradictions et profondément attachant.

On ne peut donc que saluer la prestation de Shaun Evans. Il l'incarne avec beaucoup de finesse, de sensibilité et de complexité et parvient, sans jamais forcer la note, à exprimer tous ses désarrois intérieurs.

Face à lui, on retrouve Roger Allam dans le rôle du mentor Fred Thursday. Là encore, on ne peut qu'admirer sa composition. Il réussit à merveille à rendre vivant cet inspecteur profondément humain, attaché à sa famille, marqué par son passé. Intelligent aussi, capable d'arriver aux même conclusions que Morse. Il initie ce dernier aux arcanes du monde policier, le protège, l'accompagne, le soutient...

 

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Autour de ce tandem, évolue toute une galerie de protagonistes assez savoureux (je pense notamment au médecin légiste à l'humour si noir et au chef qui aime s'écouter parler)

Outre ce casting réussi, un des atouts d'Endeavour repose sur la qualité des intrigues. En une heure trente (voire deux heures), se dévide un canevas souvent extrêmement compliqué. Et, bien malin, qui trouvera la vérité avant Morse.

Certains épisodes m'ont littéralement scotchée (celui avec le serial killer de l'opéra, celui avec les fantômes victoriens ou le dernier de la saison 2).

Un des attraits de cette série réside également dans la qualité de l'image. Toute la réalisation est extrêmement léchée. J'ai beaucoup apprécié aussi l'art des transitions ou ces scènes qui montrent les différents personnages à la même heure dans des lieux séparés, le tout accompagné de musique d'opéra.

De même, on sort de ces deux saisons avec la furieuse envie de visiter Oxford. Chaque plan magnifie cette ville, qu'on arpente de jour ou de nuit.

Endeavour sait bien capter tous ces moments magiques dans la cité. Il retranscrit aussi à merveille tous les bouleversements sociaux de ce début des années 60 et l'impact encore fort de la seconde guerre mondiale.

Bref, vous l'aurez compris: j'ai adoré cette série. Et j'attends avec beaucoup d'impatience (surtout après le final du neuvième épisode) la saison 3!


Un billet dans le cadre du mois anglais de Titine, Lou et Cryssilda.

 

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02/06/2015

Loin de la foule déchaînée

Loin de la foule déchaînée

un film de Thomas Vinterberg

d'après le roman homonyme de Thomas Hardy

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Bathsheba Everdene vient d'emménager chez sa tante. Lors d'une de ses promenades, elle fait la connaissance de Gabriel Oak, un jeune fermier un peu plus âgé qu'elle et, qui, à force de sacrifices et de travail, a réussi à monter dans la hiérarchie sociale.

Il tombe sous le charme de Bathsheba et la demande en mariage. Malgré cette proposition avantageuse, elle refuse. En effet, elle ne veut pas perdre sa liberté au profit d'un homme.

Quelque temps plus tard, elle apprend qu'elle hérite de la ferme de son oncle. Direction donc Weatherbury. Elle y recroise Gabriel Oak que le destin a frappé et qui doit louer ses services comme berger.

Désormais, plus rien n'est possible entre eux. Mais d'autres hommes gravitent autour de la jeune femme...Et il se pourrait bien qu'elle donne son cœur à l'un d'eux...

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Il y a des films magiques. De ceux dans lesquels on plonge immédiatement, une fois la lumière éteinte et le générique lancé. De ceux qui nous font voyager. De ceux qui nous enthousiasment. De ceux qu'on veut revoir bientôt.

Et Loin de la foule déchaînée appartient à cette catégorie.

Parce que Bathsheba Everdene est une héroïne éprise de liberté et d'indépendance dans cette Angleterre victorienne où les femmes sont enfermées dans des carcans.

Parce que cette volonté de non-soumission et cette fierté parfois mal placée dans son comportement envers les hommes guident toute sa conduite au fil des années.

Parce qu'on la voit se tromper, se relever, se battre, rêver, hésiter, espérer.

Parce que Carey Mulligan l'incarne à la perfection. Dès les premières images. Dès ce moment où elle monte à cheval de façon si osée.

Parce qu'elle montre toutes ses contradictions, cette oscillation incessante entre force et fragilité.

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Parce que son chemin croise celui de Gabriel Oak. Un héros comme je n'avais pas rencontré depuis longtemps. Un homme fou amoureux. Un homme à la fois viril et prêt à s'incliner devant la loi de sa bien-aimée. Un homme interprété avec beaucoup de talent par Matthias Schoenharts, d'une sensibilité rare dans ce rôle.

Parce qu'autour d'eux, on retrouve toute une galerie de personnages tour à tour tragiques, savoureux et drôles.

Parce que cette intrigue se déroule dans des paysages anglais magnifiques.

Parce que Thomas Vinterberg, pourtant bien éloigné de cet univers, a su très bien lui rendre hommage. Par le jeu des caméras. Par celui des lumières. Par le souffle qu'il a donné à certaines scènes. Par cette attente qu'il a construite au fil des dialogues...et qui trouve sa réponse dans la dernière séquence.

Parce que les costumes sont superbes et, néanmoins, très modernes.

Parce que la bande-son vaut vraiment le détour.

Parce que cela faisait longtemps que je n'avais pas autant vibré devant un period drama.

Parce que, désormais, j'ai envie de découvrir toute l’œuvre de Thomas Hardy.

Parce que...

Bref, vous l'aurez compris: ce film est un vrai coup de coeur et je vous conseille d'aller l'admirer dès demain dans les salles obscures.

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Billet dans le cadre du mois anglais organisé par Titine, Cryssilda et Lou.

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