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24/11/2014

Belle, un film de Amma Asante

Belle

un film de Amma Asante

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Me voici de retour après quelques jours d'absence avec un billet autour d'un film que j'ai découvert hier grâce à Emji.

Ce long métrage, inspiré d'une histoire vraie, retrace le destin de Dido Elizabeth Belle, à la fin du 18ème siècle. Cette jeune métisse est la fille illégitime d'un amiral de la marine anglaise. Après la mort de sa mère, son père la confie à son grand-oncle, Lord Mansfield, le Président de la Haute Cour de Justice.

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A Kenwood House, elle grandit en compagnie de sa cousine Elizabeth. Les années passent et malgré la très bonne éducation qu'elle a reçue, Dido se retrouve souvent écartée des dîners, thés...et autres mondanités en raison de sa couleur de peau.

Puis, à la mort de son père, elle devient une riche héritière et les regards de la haute société se font moins mesquins (surtout, comme vous l'avez deviné ceux des fils cadets désargentés).

A la même époque, Lord Mansfield doit rendre un arrêt sur une affaire qui divise le pays: celui du navire négrier Zong. Quelques 142 esclaves ont été jetés par dessus bord lors d'une traversée. Il convient de déterminer si les assurances doivent payer l'armateur pour ses pertes ou si ces pertes n'étaient pas justement calculées par la compagnie afin de faire du profit sur une marchandise déjà "avariée".

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J'ai été immédiatement captée par l'ambiance de ce film. Comme dans tout bon period drama anglais, les décors et les costumes ont été particulièrement soignés.

De même, une attention spécifique a été portée au casting: de Gugu Mbatha-Raw  à Matthew Goode (dommage qu'on ne puisse le voir plus longtemps), tous les acteurs se révèlent excellents. Mention spéciale à Tom Wilkinson qui incarne Lord Mansfield. Un personnage miroir de toutes les tensions sociales de son époque et dont on voit l'opinion évoluer au fil des scènes.

En effet, Belle s'intéresse au problème de l'esclavage en Angleterre en cette fin du 18ème siècle. Et le cas que doit juger cet homme reflète les luttes d'opinion qui animent la société quant à ce sujet.

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Mais la question de l'esclavage et de la place des gens de couleurs n'est pas le seul thème abordé par le scénario. Non, il s'intéresse également à la condition des femmes. Leur avenir (sauf si elles bénéficient d'une fortune personnelle) passe par l'obtention d'un mari capable de leur assurer un foyer. Si elles échouent dans leur quête, leur salut ne peut provenir que de leur famille et de leur éventuelle invitation à rester chez eux.

A ces problématiques se superposent quelques péripéties amoureuses. Les deux cousines sont attirées par des jeunes hommes mais font-elles le bon choix...A ce propos, autant j'ai cru à l'idylle entre Dido et John Davinier (même si certains laxismes dans les sorties de Dido me semblent impossibles), autant celle entre la cousine et Lord Ashford m'a semblé trop télescopée. Comme si elle avait été imaginée afin de représenter le courant raciste et machiste d'une partie de la haute société.

Bref, même si toutes les scènes ne m'ont pas convaincue, j'ai passé un très bon moment devant ce film et j'en suis ressortie avec l'impression d'en avoir plus appris sur un pan de l'histoire anglaise.

 

 

13/09/2014

Peaky Blinders

Peaky Blinders

une série de Steven Knight

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A Birmingham, en 1919, règne le clan des Peaky Blinders. Un clan surnommé ainsi en raison des rasoirs qu'ils ont l'habitude de cacher dans les visières (peak en anglais) de leur casquette. Un clan à la tête duquel on retrouve l'ambitieux Tommy Shelby, revenu complètement métamorphosé de la Première Guerre mondiale.

Lors de la scène inaugurale, on le voit demander la bénédiction pour son cheval de la part d'une "sorcière"chinoise. Un cheval qui remporte plusieurs courses et qu'il veut utiliser pour gagner des paris.

Une manière de se faire remarquer par Will Kimber, le gangster qui a la main mise sur les jeux aux courses dans cette partie de l'Angleterre.

De plus, avec sa bande, Tommy vient de trouver tout un stock d'armes, notamment des carabines, des fusils et des mitraillettes qui pourraient vivement intéresser l'IRA.

Mais ce stock déclenche aussi l'arrivée de l'inspecteur en chef Chester Campbell, dépêché par Churchill pour empêcher d'éventuels débordements.

S'engage alors entre les deux hommes une partie de bras de fer.

Une partie de bras de fer qui pourrait bien être arbitrée par la belle Grace, nouvellement engagée pour tenir le bar dans le pub des Shelby....

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Récemment, j'ai parlé des séries que j'avais regardées lors de mon été. A cette occasion, Alexandra m'a conseillé de me lancer dans Peaky Blinders. Je n'en avais jamais entendu parler et j'ai décidé de regarder le premier épisode.

Immédiatement, j'ai été happée par l'intrigue.

Dès le pilote, dans une atmosphère crépusculaire, tout en gris et tonalités sombres, on est confrontés à toutes les problématiques qui vont traverser la première saison.

Poids de la guerre/Amour partagé et non partagé/Lutte d'influence entre les différentes bandes mafieuses/Importance de la famille/Honneur/Trahison/Violence/Fidélité aux idéaux...Autant de thèmes qui jalonnent ces six heures de programme.

Les scènes s'enchaînent, aussi somptueusement filmées les unes que les autres, sans jamais laisser la place à un temps mort. Le drame guette à chaque coin de rue. Tout comme la violence. Mais, malgré cet aspect profondément tragique, Peaky Blinders n'est pas dépourvu de quelques éclats de bonheur.

Et que dire du final parfaitement maîtrisé? Et de cette ultime scène de gare extrêmement choquante? De ce fondu qui laisse encore un peu d'espoir et qui nous plonge dans l'attente de la suite? Et si...?

Mais cette histoire très bien huilée ne serait rien sans la réalisation brillante de Steven Knight (chaque plan fait sens) et sans le casting impeccable (Cillian Murphy en tête)

J'ai également apprécié la bande-son très rock'n roll (omniprésence de titres de Nick Cave et de Jack White). Les créateurs ont veillé à ce qu'elle ne prenne jamais le pas sur les dialogues ou l'intensité des scènes. Et je le souligne d'autant plus que ce n'est pas toujours le cas dans les productions télévisuelles actuelles.

Bref, vous l'aurez compris: je vous conseille vivement cette série, inspirée de faits réels et que je placerai dans la lignée de Boardwalk Empire.

Merci Alexandra pour la découverte! Et vivement la saison 2!

BBC 2, 2013, saison 1 (6 épisodes)

 

 

27/08/2014

Mes séries de cet été

Mes séries de cet été

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Vous ne le savez peut-être pas mais je suis très fan de séries et il est rare que je n'en ai pas une en cours.

Cet été, j'ai profité de l'entre-deux saisons ou de la fin de certaines pour me lancer dans de nouvelles dont j'avais entendu le plus grand bien.

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A commencer par The Blacklist, une série américaine assez addictive (je l'ai entamée avec une partie de ma famille à Malaga et nous avions du mal à nous arrêter pour profiter du soleil).

Raymond "Red" Reddington est l'un des criminels les plus recherchés au monde. Finalement, à la surprise générale, il se rend au FBI. Il entend collaborer et aider à la capture d'un terroriste qui a l'intention de sévir sur le territoire américain dans la journée. Ses conditions: une amnistie et parler uniquement avec l'agent Elizabeth Keen. Après une première mission réussie, il avoue au FBI qu'il peut et veut poursuivre leur partenariat. En effet, il détiendrait la "blacklist", une liste des criminels les plus dangereux...Commence alors une entente particulière.

Dès les premières images, j'ai été bluffée par la présence de James Spader, l'acteur qui interprète Red. Il incarne un personnage fascinant, tour à tour charismatique, violent, émouvant, intelligent, sombre, dangereux...Un anti-héros qu'on ne peut s'empêcher d'apprécier.

Forcément, quand il demande à collaborer avec Elizabeth Keen, j'ai immédiatement imaginé une relation comme celle entre Lecter/Sterling dans le Silence des agneaux. Puis, des doutes se sont insinués: et s'ils avaient un lien de parenté? Doutes qui se sont éteints et ravivés tout au long de la saison.

Autour de James Spader, évolue un bon casting. Tous, d'Elizabeth Keen aux terroristes ou criminels se révèlent très convaincants (des guests tels qu'Alan Alda, Isabella Rossellini viennent étoffer la distribution...)

Chaque épisode est organisé autour de la recherche d'un des noms de la liste. Mais d'autres éléments plus personnels viennent se greffer, notamment autour des relations de Keen et de son mari, de la famille disparue de Red...

Je ne vous en dirai pas plus, de peur de vous gâcher le suspense. Mais, sachez que le scénario réserve bon nombre de surprises, de retournements de situation...et de tensions.

 

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Après cette série contemporaine (dont j'attends avec impatience la saison 2 en septembre), place à l'Australie des années folles. J'avais déjà pu lire quelques billets sur les enquêtes de Miss Fisher et ma copinaute Bianca me les avait également conseillées. Mais je n'ai sauté le pas qu'en juillet et j'ai regardé tous les épisodes en dix jours.

Miss Phryne Fisher revient en Australie. Dès son arrivée, elle est confrontée à un meurtre et entend seconder l'inspecteur Jack Robinson dans son enquête. Cette première expérience la conforte dans l'idée de fonder son agence de détective.

Nous la suivons donc dans le Melbourne des années folles, des beaux quartiers aux dancing en passant par le cirque ou les meetings de course automobile.

 

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J'ai immédiatement apprécié l'atmosphère, la musique, les costumes. Un gros travail de reconstitution a été opéré pour nous plonger en 1928-1929.

De même, j'ai trouvé les personnages attachants et bien interprétés. On s'amuse avec Miss Fisher, on attend avec impatience ses échanges avec l'inspecteur Jack Robinson toujours plein d'humour et souvent chargés de sens...

Bref, une série très divertissante dont je visionnerai avec plaisir la saison 3 en 2015. Peut-être me lancerai-je aussi dans les romans policiers de Kerry Greenwood...

 

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Après les années folles, place à la Première Guerre mondiale. Après avoir découvert The Crimson field dans un billet de Fanny, je me suis lancée dans ce period drama. Néanmoins, je dois confesser que je n'ai pas été enthousiasmée.

Dès les premières images, on retrouve trois infirmières anglaises envoyées sur le front français. On suit leurs premiers pas dans le campement, leurs interactions avec les infirmières chefs, les médecins, les patients...On en apprend plus sur leurs secrets, leur personnalité...On assiste au développement de certaines relations amoureuses...

Mais, voilà, je suis restée en dehors. Pourtant, The Crimson Field avait tous les ingrédients pour me plaire: l'aspect historique, les secrets, les idylles...Parfois, cela ne s'explique pas...

Actuellement, je suis en train de visionner deux séries aux antipodes l'une de l'autre: True detective (plus que 2 épisodes et je saurai le fin mot de l'histoire. Du moins, j'espère...) et The outlander.

Et vous? Auriez-vous des conseils à me donner?