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des films et des séries - Page 8

  • New York Melody

    New York Melody

    un film de John Carney

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    Un café new-yorkais...Un chanteur propose de laisser sa place à une de ses meilleures amies présente dans la salle...Celle-ci accepte avec réticence...Et se lance. Personne ne semble l'écouter. Personne à l'exception d'un producteur à la carrière déclinante et qui noie son chagrin dans l'alcool.

    Une succession de hasards a poussé ses deux âmes esseulées à se rencontrer dans ce pub. Gretta et Dan, une femme et un homme, arrivés à un tournant de leur vie et qui doivent trouver l'énergie de tout recommencer ("begin again" comme l'annonçait le titre anglais de ce film).

    Et si l'album qu'ils projettent de réaliser ensemble leur donnait cette chance?

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    Après le magnifique Once (si vous ne le connaissez pas encore, je vous conseille vivement de vous procurer ce long métrage), j'attendais avec impatience la deuxième réalisation de John Carney. Surtout quand j'ai découvert qu'il avait tourné avec deux acteurs que j'aime beaucoup: Keira Knightley et Mark Ruffalo.

    Certes, l'intrigue n'est pas des plus originales: nos deux héros ont tous les deux souffert de la trahison de leur conjoint (le petit ami chanteur de Gretta (Adam Levine de Maroon 5 convaincant dans ce rôle) vient de la quitter pour une attachée de presse et la femme de Dan l'a laissé partir de chez eux et s'installer dans un appartement minable). Leur rencontre et leur coup de foudre musical arrivent donc à point nommé pour les sortir du marasme où ils étaient plongés.

    De plus, le réalisateur n'évite pas l'écueil parfois d'un trop grand manichéisme, notamment quand il aborde le sujet de l'industrie du disque et des méchants gros producteurs.

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    Mais voilà, malgré ces quelques défauts, je suis sortie sur un petit nuage de la salle de cinéma

    Parce que l'alchimie du duo improbable Keira Knightley/Mark Ruffalo fonctionne à merveille

    Parce que j'ai eu envie de prendre un billet pour Big Apple tant la ville de New York est admirablement filmée

    Parce que la musique est au cœur de toute l'intrigue et qu'elle se substitue à merveille aux dialogues dans les moments clés

    Parce que les chansons interprétées par Knightley et Levine sont très belles

    Parce que les répliques, notamment de Dan faussement désabusé, font souvent mouche

    Parce que j'ai été émue justement par certaines de ses répliques, comme celle sur les "pépites de vie sublimées par la musique"

    Parce que ce film comporte une des plus belles scènes de balade de nuit. Une scène qu'on aimerait tous expérimenter un jour.

    Parce que certains regards en disent parfois plus longs que de grands discours

    Parce que Casablanca est le long métrage préféré de Gretta

    Parce que tout le monde a le droit à une seconde chance

    Parce que....

    Bref, vous l'aurez compris:j'ai passé un très bon moment en regardant ce film.

    En bonus, je vous mets un lien vers la bande-annonce et un autre vers le titre phare chanté par Adam Levine.



     

  • Dead Man de Jim Jarmusch

    Dead Man

    de

    Jim Jarmusch

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    Aujourd'hui, je vais vous parler d'un film. Cela m'arrive rarement d'écrire un billet autour de mes découvertes cinématographiques  ou télévisuelles alors que j'adore regarder des long métrages et des séries.

    Mais voilà, hier soir, parce qu'on me l'avait vivement conseillé, je suis sortie de ma zone de confort et j'ai visionné Dead Man de Jim Jarmusch. J'emploie ce terme "zone de confort" car les westerns et moi, d'aussi longtemps que je me souvienne, ce n'est pas une grande histoire d'amour...Peut-être car toute petite, j'admirais plutôt les héros de capes et d'épée (vive Cyrano, Scaramouche, Fanfan la Tulipe...). Peut-être car la vidéothèque familiale ne regorgeait pas de ce genre...

    Tout commence par un train....A l'intérieur, un homme, Bill Blake, interprété par Johnny Depp...Gros plan sur lui et sur ce train qui file à travers les paysages désertiques de l'Ouest américain...Un passager l'aborde et on apprend ainsi qu'il se dirige vers la ville de Machine où l'attend un emploi de comptable.

    "Vous avez fait tout ce voyage. Tout ce voyage jusqu'en enfer. Vous pourriez bien trouver votre propre tombe"

    Quand il arrive à Machine, son poste a déjà été pourvu. Il tente d'oublier son chagrin au saloon et fait la connaissance d'une fleuriste. Il la raccompagne dans sa chambre mais ils sont surpris par l'ancien amant de cette femme qui leur tire dessus. Blake riposte et abat l'assaillant. Blessé, il parvient à s'enfuir.

    Le lendemain matin, il est réveillé par "Personne", un Indien qui lui avoue qu'il n'a pu lui retirer la balle, logée trop près de son cœur. Quand il apprend son nom, il l'identifie immédiatement à son homonyme, le poète William Blake, et décide de l'accompagner jusqu'au "miroir", là où se rejoignent le ciel et la mer.

    Commence alors pour ces deux hommes bannis un long voyage, entrecoupé de rencontres toutes aussi insolites que les autres.

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    Dans Dead Man, Jim Jarmusch a repris les codes du western tels que je les imagine: les grandes plaines de l'Ouest américain, les marshalls, l'usage des revolvers, les Indiens, les traques, le saloon, la place mineure des femmes...Pour mieux les détourner.

    Ici, il n'y a pas d'héros. Et dès les premières images, on sent bien que Bill Blake est un personnage aux antipodes de ceux qu'on croise généralement dans ce genre cinématographique.

    C'est son odyssée qu'on suit. Une odyssée qui l'emmène d'un train au "miroir", en passant par la Bouche des enfers, cette ville de Machine où rien de bon ne peut arriver.

    Plus il avance dans son périple, plus ce dernier se fait hallucinatoire (sans doute sous les effets de sa blessure). Et plus il perd les insignes de son ancienne personnalité (ses lunettes notamment) pour devenir autre et connaître d'une certaine façon, une renaissance.

    Ce voyage, dans un univers âpre et dur, est magnifié par les images en noir et blanc qui renforcent encore plus cette sensation de fin du monde. Et par la réalisation en général.

    J'ai été bluffée également par le casting réuni par Jim Jarmusch. On croise aussi bien John Hurt que Robert Mitchum ou Iggy Pop (dans une apparition assez délirante)

    Et que dire de la musique de Neil Young? Des accords entêtants qui rythment chaque scène (et pourtant, on m'a appris qu'il avait composé la bande originale en une prise, en découvrant le film) et prennent de plus en plus d'ampleur, comme pour mieux souligner la montée des hallucinations du protagoniste principal.

    Bref, vous l'aurez compris: même si Dead man n'a pas été un coup de cœur, j'ai aimé sortir de ma zone de confort et je sais que certaines images resteront longtemps gravées dans ma mémoire.

    En bonus, je vous laisse un lien vers la bande-annonce.


     

  • Le Général du Roi

    Le Général du Roi

    Un téléfilm de Nina Companeez d'après Daphné du Maurier

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    En général, j'aime beaucoup les réalisations de Nina Companeez. Je me souviens avoir passé un très bon moment en regardant les Dames de la Côté et avoir adoré L'Allée du Roi.

    Aussi, j'ai été ravie d'apprendre qu'elle avait réalisé un film pour la télévision d'après le Général du Roi, un roman que j'avais dévoré, adolescente.

    Alors que l’œuvre originelle se situait en Angleterre pendant la guerre civile, elle a choisi de la transposer en France à la fin du 18ème siècle, pendant la guerre de Vendée.

    Constance est une jeune aristocrate de 18 ans, indépendante et têtue qui vient de faire son entrée dans le monde. A un repas, elle croise le chemin de François Denis Brilhac, un aristocrate désargenté, marin de son état et qui jouit d'une réputation sulfureuse.

    Ils tombent amoureux et entament une idylle. La famille de Constance finit même par accepter leurs fiançailles avant qu'un terrible accident ne sépare les deux amants.

    Dix années s'écoulent et en pleine guerre civile, ils se retrouvent...

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    J'ai trouvé que la distribution était réussie. On croit au jeu des acteurs (même si parfois, j'ai été un peu gênée par certaines outrances dans celui des enfants) et aux personnages qu'ils incarnent.

    J'ai particulièrement remarqué la prestation de Samuel Le Bihan en général du roi. Il donne parfaitement corps à ce héros brisé par la vie, emporté, impulsif, coléreux, libertin. De même, Louis Monot en Constance parvient à nous fait ressentir toute la palette des émotions qui traversent cette héroïne: enthousiasme, colère, résignation, amour, dévouement... Les scènes qu'ils partagent à l'écran m'ont semblé souvent très belles.

    J'ai été également sensible aux dialogues, très écrits. J'ai lu d'ailleurs dans une interview de Samuel Le Bihan que Nina Companeez ne laissait pas de place à l'improvisation. Le scénario doit toujours être scrupuleusement respecté.

    De plus, Le Général du Roi nous permet de découvrir la guerre civile en Vendée, pendant la Révolution française. Un épisode de l'histoire assez méconnu dont on perçoit les combats sanglants, les exactions dans les deux camps...La réalisation, souvent hachée, renforce le sens de confusion qui devait régner à cette époque.

    Bref, vous l'aurez compris: même si je ne reverrai sans doute pas ce programme, j'ai passé un joli moment devant mon écran de télévision et je vous recommande ce téléfilm qui m'a laissé avec l'envie de me replonger dans ce très beau roman de Daphné du Maurier.

    Et vous, l'avez-vous vu?