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15/06/2015

Endeavour

Endeavour

Les Enquêtes de Morse

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Aujourd'hui, j'aimerais vous proposer un billet autour d'une série découverte récemment. Comme vous le savez, je suis fan de ce format mais je peine parfois à trouver un programme qui m'accroche.

Sur les conseils de ma copinaute Emjy, je me suis lancée dans Endeavour et je dois avouer que je ne l'ai pas regretté.

On y fait la connaissance d'Endeavour Morse au début de sa carrière, en 1965. Après avoir abandonné l'université et quitté l'armée, notre héros revient à Oxford. Normalement, eu égard à son grade, il ne devrait être affecté qu'aux affaires générales.

Mais, très vite, sa grande culture, sa connaissance de la ville, sa perspicacité...le font remarquer. Il devient ainsi l'adjoint de l'inspecteur Fred Thursday.

Cependant, ce poste reste précaire, tant qu'il n'aura pas validé le concours de sergent. Bien souvent, il est donc rétrogradé et renvoyé aux affaires générales. Il y remarque toujours des cas atypiques qui se transforment en enquêtes d'envergure.

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Honnêtement, je n'étais pas familière des aventures de Morse, imaginées par Colin Dexter. Aussi, je trouve que cette préquelle constitue une bonne porte d'entrée dans cet univers.

A l'instar d'un roman d'apprentissage, on assiste aux premiers pas de ce policier pas comme les autres. En effet, alors qu'il était promis à une brillante carrière universitaire, il a préféré démissionner. De même, l'armée ne lui a pas réussi.

Cette difficulté à s'intégrer socialement va constituer un handicap auprès de ses collègues. Heureusement, il compense cette incapacité par une intelligence hors norme et une faculté à trouver des liens entre des décès ou/et disparitions.

Au fil des épisodes (cinq dans la première saison et quatre dans la seconde), on est ébloui par cet incroyable esprit de déduction (qui le hisse au niveau d'enquêteurs de premier ordre comme Poirot ou Holmes). On en apprend également un peu plus sur l'homme, sur ses blessures passées, sur ses failles, sur sa passion inconditionnelle pour l'opéra. Un personnage tout en contradictions et profondément attachant.

On ne peut donc que saluer la prestation de Shaun Evans. Il l'incarne avec beaucoup de finesse, de sensibilité et de complexité et parvient, sans jamais forcer la note, à exprimer tous ses désarrois intérieurs.

Face à lui, on retrouve Roger Allam dans le rôle du mentor Fred Thursday. Là encore, on ne peut qu'admirer sa composition. Il réussit à merveille à rendre vivant cet inspecteur profondément humain, attaché à sa famille, marqué par son passé. Intelligent aussi, capable d'arriver aux même conclusions que Morse. Il initie ce dernier aux arcanes du monde policier, le protège, l'accompagne, le soutient...

 

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Autour de ce tandem, évolue toute une galerie de protagonistes assez savoureux (je pense notamment au médecin légiste à l'humour si noir et au chef qui aime s'écouter parler)

Outre ce casting réussi, un des atouts d'Endeavour repose sur la qualité des intrigues. En une heure trente (voire deux heures), se dévide un canevas souvent extrêmement compliqué. Et, bien malin, qui trouvera la vérité avant Morse.

Certains épisodes m'ont littéralement scotchée (celui avec le serial killer de l'opéra, celui avec les fantômes victoriens ou le dernier de la saison 2).

Un des attraits de cette série réside également dans la qualité de l'image. Toute la réalisation est extrêmement léchée. J'ai beaucoup apprécié aussi l'art des transitions ou ces scènes qui montrent les différents personnages à la même heure dans des lieux séparés, le tout accompagné de musique d'opéra.

De même, on sort de ces deux saisons avec la furieuse envie de visiter Oxford. Chaque plan magnifie cette ville, qu'on arpente de jour ou de nuit.

Endeavour sait bien capter tous ces moments magiques dans la cité. Il retranscrit aussi à merveille tous les bouleversements sociaux de ce début des années 60 et l'impact encore fort de la seconde guerre mondiale.

Bref, vous l'aurez compris: j'ai adoré cette série. Et j'attends avec beaucoup d'impatience (surtout après le final du neuvième épisode) la saison 3!


Un billet dans le cadre du mois anglais de Titine, Lou et Cryssilda.

 

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13/09/2014

Peaky Blinders

Peaky Blinders

une série de Steven Knight

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A Birmingham, en 1919, règne le clan des Peaky Blinders. Un clan surnommé ainsi en raison des rasoirs qu'ils ont l'habitude de cacher dans les visières (peak en anglais) de leur casquette. Un clan à la tête duquel on retrouve l'ambitieux Tommy Shelby, revenu complètement métamorphosé de la Première Guerre mondiale.

Lors de la scène inaugurale, on le voit demander la bénédiction pour son cheval de la part d'une "sorcière"chinoise. Un cheval qui remporte plusieurs courses et qu'il veut utiliser pour gagner des paris.

Une manière de se faire remarquer par Will Kimber, le gangster qui a la main mise sur les jeux aux courses dans cette partie de l'Angleterre.

De plus, avec sa bande, Tommy vient de trouver tout un stock d'armes, notamment des carabines, des fusils et des mitraillettes qui pourraient vivement intéresser l'IRA.

Mais ce stock déclenche aussi l'arrivée de l'inspecteur en chef Chester Campbell, dépêché par Churchill pour empêcher d'éventuels débordements.

S'engage alors entre les deux hommes une partie de bras de fer.

Une partie de bras de fer qui pourrait bien être arbitrée par la belle Grace, nouvellement engagée pour tenir le bar dans le pub des Shelby....

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Récemment, j'ai parlé des séries que j'avais regardées lors de mon été. A cette occasion, Alexandra m'a conseillé de me lancer dans Peaky Blinders. Je n'en avais jamais entendu parler et j'ai décidé de regarder le premier épisode.

Immédiatement, j'ai été happée par l'intrigue.

Dès le pilote, dans une atmosphère crépusculaire, tout en gris et tonalités sombres, on est confrontés à toutes les problématiques qui vont traverser la première saison.

Poids de la guerre/Amour partagé et non partagé/Lutte d'influence entre les différentes bandes mafieuses/Importance de la famille/Honneur/Trahison/Violence/Fidélité aux idéaux...Autant de thèmes qui jalonnent ces six heures de programme.

Les scènes s'enchaînent, aussi somptueusement filmées les unes que les autres, sans jamais laisser la place à un temps mort. Le drame guette à chaque coin de rue. Tout comme la violence. Mais, malgré cet aspect profondément tragique, Peaky Blinders n'est pas dépourvu de quelques éclats de bonheur.

Et que dire du final parfaitement maîtrisé? Et de cette ultime scène de gare extrêmement choquante? De ce fondu qui laisse encore un peu d'espoir et qui nous plonge dans l'attente de la suite? Et si...?

Mais cette histoire très bien huilée ne serait rien sans la réalisation brillante de Steven Knight (chaque plan fait sens) et sans le casting impeccable (Cillian Murphy en tête)

J'ai également apprécié la bande-son très rock'n roll (omniprésence de titres de Nick Cave et de Jack White). Les créateurs ont veillé à ce qu'elle ne prenne jamais le pas sur les dialogues ou l'intensité des scènes. Et je le souligne d'autant plus que ce n'est pas toujours le cas dans les productions télévisuelles actuelles.

Bref, vous l'aurez compris: je vous conseille vivement cette série, inspirée de faits réels et que je placerai dans la lignée de Boardwalk Empire.

Merci Alexandra pour la découverte! Et vivement la saison 2!

BBC 2, 2013, saison 1 (6 épisodes)