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des romans anglais - Page 12

  • Pomfret Towers de Angela Thirkell

    Pomfret Towers

    de

    Angela Thirkell

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    "Nutfield is quite the most delightful town in that part of England. Most of the land round it is owned by families who have remained rich enough not to be obliged to sell their estates, so the speculative builder has been kept at bay and the town is very little larger than it was in the eighteenth century."

    Alice Barton est une jeune fille timide et effacée. Un jour, elle est conviée avec son frère à un week-end à Pomfret Towers, la demeure des ducs de Pomfret. Elle va devoir là-bas lier connaissance avec de nombreux inconnus et cette perspective l'effraie au plus haut point.

    Elle est loin de se douter que ces deux jours vont changer radicalement son existence, ainsi que celle de ses plus proches...

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    J'ai découvert Angela Thirkell sur la blogosphère anglaise et j'ai eu envie de me lancer dans son œuvre (malheureusement, pas encore traduite en France. Même si j'ai appris par Emjy (décidément, une mine de connaissance) que les Editions Charleston allaient sortir les Fraises sauvages)

    Dès les premières pages, j'ai été happée dans cette lecture "so british". Quel plaisir de me retrouver au milieu de ces personnalités si différentes dans ce manoir de Pomfret à la fin des années 30!

    On suit plus particulièrement les aventures d'Alice et de plusieurs jeunes gens qui gravitent autour d'elle. Coup de foudres amicaux, chassés-croisés amoureux, déceptions sentimentales sont au programme. Et on se régale à assister à toutes ces péripéties.

    Mais résumer ce roman à sa simple dimension sentimentale serait une grossière erreur. En effet, Pomfret Towers consiste également en une étude de la société aisée anglaise. Nobles, artistes, architectes constituent autant de classes décortiquées par la plume caustique d'Angela Thirkell.

    Elle propose notamment plusieurs visions de la condition artistique: celle du peintre maudit incarné par le jeune Julian Rivers (une vraie tête à claques) et celles de la femme écrivain dont Mrs Rivers et Mrs Barton  représentent deux aspects bien antagonistes. Quand l'une parle de son Art avec un grand A, l'autre se fait discrète et se réfugie dans ses recherches historiques.

    J'ai beaucoup ri aux descriptions des synopsis des romans de Mrs Rivers, des bluettes qui semblent refléter son existence fantasmée.

    L'humour est sans cesse présent, que ce soit dans les situations (les fuites répétées de l'éditeur Mr Johns devant Mrs Rivers, les télégrammes qu'il invente...) ou dans les dialogues et descriptions.

    De même, Angela Thirkell démontre un grand talent dans la construction narrative: elle arrive à entremêler habilement différentes intrigues, différents rebondissements sans jamais lasser son lecteur ni rendre les situations improbables. On s'amuse, on réfléchit, on espère que certaines idylles auront une conclusion heureuse...

    J'ai aimé cette fin aussi. Qui sonne si juste et célèbre d'une certaine façon un des thèmes sous-jacents de cet ouvrage, à savoir les relations entre parents et enfants.

    Bref, vous l'aurez compris: je me suis régalée avec cet ouvrage qui offre une très belle description, à la fois tendre et ironique d'une certaine société anglaise en 1938, et propose de jolies histoires d'amour. Je suis ravie de cette première immersion dans l’œuvre d'Angela Thirkell et je sais déjà que ce ne sera pas la dernière! Si, comme vous moi, vous aimez les atmosphères "so british", les séjours dans des manoirs..., alors précipitez vous sur cette série.

    Virago Modern Classics, 298 pages

    Billet dans le cadre du challenge A year in England

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  • Agatha Raisin and the quiche of death

    Agatha Raisin and the quiche of death

    de

    MC Beaton

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    "Mrs Agatha Raisin sat behind her newly cleared desk in her office in South Molton Street in Mayfair. From the outer office came the hum of voices and the clink of glasses as the staff prepared to say farewell to her"

    Agatha Raisin a décidé de prendre une retraite anticipée et de vendre son agence londonienne de relations publiques. Elle entend ainsi réaliser son rêve d'enfant et s'installer dans un petit cottage d'un village des Costwold.

    Cependant, elle est loin de s'imaginer qu'elle va avoir autant de mal à s'adapter à sa nouvelle existence. Pour fuir sa solitude, elle tente de se faire de nouvelles connaissances et participe même à un concours de quiches local.

    Comme elle ne sait pas cuisiner, elle a acheté une quiche déjà préparée chez un traiteur londonien.

    Mais, au lendemain de la compétition, le juge est retrouvé mort empoisonné, une part de la création culinaire d'Agatha, à côté de lui.

    Notre héroïne se lance alors dans une enquête afin de trouver l'identité du meurtrier et de faire oublier sa réputation de tricheuse.

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    Cela faisait quelque temps que j'avais entendu parler de la série des Agatha Raisin, notamment sur le forum Whoopsy Daisy. Aussi, quand deux de mes copinautes, Emjy et Titine, m'ont proposé d'en faire une lecture commune, j'ai aussitôt accepté leur proposition.

    Dès les premières pages, je suis tombée sous le charme de ce personnage pas banal. Agatha Raisin est une spécialiste de la communication londonienne, entièrement focalisée sur son travail. Elle n'accepte aucune résistance et se bat pour remporter les meilleurs contrats pour ses clients. Elle a donc négligé tout un pan de sa vie personnelle et ne compte aucun ami. Prendre sa retraite anticipée lui semble, par conséquent, l'occasion rêvée pour démarrer une nouvelle vie.

    Une nouvelle vie où elle apprendrait enfin à faire la cuisine, où elle verrait des gens, où elle lirait, où elle se promènerait dans la nature.

    Une nouvelle vie, en somme, assez idyllique mais qui va très vite se confronter à la réalité de l'existence dans un petit village des Costwolds.

    On s'amuse des multiples maladresses d'Agatha, de sa décoration intérieure, de ses réflexions sur les comportements des autochtones, sur ses querelles avec sa voisine à propos d'une femme de ménage, sur son dîner avec un couple renommé du village, sur sa tricherie au concours de quiche...

    On se plaît dans cet univers "so british", avec ces personnages tellement attachants.

    Et puis, le mystère fait irruption avec le décès de Mr Cumming-Browne, empoisonné par la tarte d'Agatha.

    Humour, satire et intrigue policière constituent donc les ingrédients de ce roman qu'on ne quitte qu'à regret.

    On tourne les pages rapidement, on cherche des pistes, on arpente le village et ses environs, on assiste en riant à des scènes d'anthologie telles que la vente aux enchères, la sortie dans un club de striptease avec les dames patronnesses, la virée à Bath avec un couple âgé...

    On assiste aussi à l'évolution progressive d'Agatha, à son ouverture aux autres...

    Bref, vous l'aurez compris: j'ai été conquise par ce "cosy mystery" qui n'a pas été sans me rappeler l'atmosphère, en version plus modernisée, des Miss Marple et Miss Silver.  Dommage que cet ouvrage, à déguster sans modération avec un bon thé, n'ait pas encore été traduit en français (mais pour ceux qui parlent un peu anglais, je vous garantis que le style et le vocabulaire sont tout à fait accessibles)!

    Constable Robinson, 310 pages

    Billet dans le cadre du challenge A year in England de Titine.

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  • Une femme d'imagination et autres contes de Thomas Hardy

    Une femme d'imagination et autres contes

    de

    Thomas Hardy

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    "Longtemps, j'ai rêvé d'un tel être inaccessible, comme tu le sais; elle a d'ailleurs cette introuvable, cette insaisissable été l'inspiratrice de mon dernier recueil: la femme imaginaire, elle seule, car, en dépit des propos répandus dans tel ou tel cercle, il n'existe pas de femme réelle derrière le titre. Jusqu'au bout, elle est demeurée indévoilée, inconnue, inconquise."

    Ce recueil, je l'ai choisi en raison de sa magnifique couverture. Et parce que le titre m'intriguait. Puis, je me suis laissée happer par ces quatre destins de femmes.

    Une jeune fille rencontre un hussard de la Légion germanique.

    Une autre subit la loi de son fils.

    Une troisième tombe sous l'emprise d'un violoniste.

    Une dernière se languit d'un homme jamais rencontré, un poète comme elle, qui a habité dans sa location de vacances.

    Autant de variations pour montrer qu'il n y a pas d'amour heureux.

    Chacune de ses héroïnes, à sa manière, en fait la douloureuse expérience.

    En très peu de pages, on suit leurs aspirations, leurs rêves, leurs désirs, leurs déceptions.

    La plume de Thomas Hardy se montre tour à tour sensible et pudique pour nous retranscrire toute la gamme des sentiments par lesquels Phyllis, Sophy, Caroline et Ella passent.

    Elle sait insuffler de la vie aussi, comme si les scènes survenaient devant nos yeux.

    On entend des cœurs battre et se briser.

    On assiste à une scène dans une auberge où la musique prend possession des âmes.

    On compte les heures avant une visite, comme si celle-ci allait changer le cours de notre vie.

    On est sur un quai de gare à guetter l'arrivée de l'aimée, parmi les passagers...

    Je pourrais continuer la liste de tous ces moments décisifs où les destins basculent. Tous ces moments où le monde se révèle dans sa brutalité et broie tout espoir.

    L'art de la nouvelle est un exercice difficile, je trouve, et je sors parfois déçue de mes lectures de recueils car j'ai une sensation de trop peu, de chutes inabouties.

    Ici, il n'en est rien. Chaque récit (même si j'ai eu une préférence pour le dernier éponyme) m'a semblé très fouillé, m'a plu et m'a émue.

    Bref, vous l'aurez compris: j'ai quitté à regret cet ouvrage et je pense que je ne tarderai pas à me replonger dans l'univers de Thomas Hardy.

    Le Livre de Poche, 153 pages

    Billet dans le cadre du challenge A year in England organisé par Titine

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