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des romans anglais - Page 10

  • Pas de pot pour la jardinière

    Agatha Raisin tome 3: Pas de pot pour la jardinière

    de

    MC Beaton

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    "En ce jour où Agatha Raisin, au volant de sa voiture, regagnait lentement son village de Carsely après de longues vacances, un hiver doux et humide avançait petit à petit vers le printemps. Elle se persuada qu'elle avait passé des vacances merveilleuses, loin de Carsely, ce trou ennuyeux à mourir. Elle était d'abord allée à New York, puis aux Bermudes, puis à Montréal, après quoi elle avait filé à Paris, avant de continuer vers l'Italie, la Grèce et la Turquie."

    Après de longues vacances, pendant lesquelles elle s'est ennuyée à mourir, voici Agatha Raisin de retour à Carsely. Mais, très rapidement, elle se rend compte que beaucoup de choses ont changé, suite à l'arrivée de Mary Fortune, une très belle femme d'une quarantaine d'années, aussi talentueuse en pâtisserie qu'en jardinage. Son voisin, le ténébreux James Lacey, aurait d'ailleurs succombé à son charme....

    Notre héroïne ne compte pas se laisser faire et elle entre en compétition avec sa nouvelle rivale....Jusqu'au soir où cette dernière est retrouvée morte, enfoncée la tête la première dans un des grands pots de fleurs de sa serre....

    Débute alors une enquête compliquée où chacun, dans le village, pourrait avoir des raisons de tuer Mary.

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    Quel plaisir de retrouver Agatha Raisin pour une troisième investigation! Et de la voir évoluer au fil de ses aventures.

    Quand on avait fait sa connaissance, c'était une chargée de communication au caractère odieux et qui avait fait le vide autour d'elle. Sa retraite dans une paisible bourgade des Costwolds l'a amenée à se faire des amis et lui a appris à susciter de la sympathie et de l'intérêt.

    "Agatha, trop préoccupée par le problème James-Mary, n'avait pas pris la mesure de sa popularité lors de la réunion de la société d'horticulture. Il faut dire qu'elle avait jamais été jusque là populaire."

    Cependant, comme dans le premier tome, son esprit de compétition reste intact. Ce qui donne lieu à des scènes très drôles, notamment lors de la présentation de la plus belle fleur ou lors de la journée portes ouvertes des jardins de Carsely.

    On rit également beaucoup lors des soirées au pub, avec les regards en coin, les pointes de jalousie d'Agatha et les remarques acerbes de sa femme de ménage.

    Outre son humour et sa faculté à dépeindre l'évolution de son personnage principal, l'intérêt de cette série réside dans sa description de la vie dans un village typiquement anglais. Réunions du comité d'horticulture ou des dames de la paroisse, sorties au pub, kermesses, échanges autour de tasses de thé constituent autant d'occasions de saisir l'atmosphère faite de potins, d'entraide et parfois, de rejet. Tout comme c'est le cas quand des jardins sont dévastés par un mystérieux coupable à l'approche du concours d'horticulture. Aussitôt, on chuchote dans le dos des dernières venues, Agatha et Mary. Comme si c'était forcément la faute des "étrangères".

    J'ai beaucoup apprécié le choix narratif opéré par MC Beaton dans ce volet. Opter pour l'arrivée d'une nouvelle venue/rivale d'Agatha sert, en effet, à la fois de déclencheur de situations cocasses, de révélateur de l'aspect parfois trop clanique de Carsely et de catalyseur pour l'intrigue policière.

    C'est elle qui est assassinée et jusqu'aux dernières pages, il est quasiment impossible de savoir qui est le coupable. Ainsi, comme Agatha et James, je me suis promenée de fausse piste en fausse piste.

    Bref, vous l'aurez compris: une fois encore, j'ai été séduite par ce troisième tome des Agatha Raisin et j'ai hâte de connaître la suite. Si vous êtes comme moi fans de "cosy mystery", alors cette série est faite pour vous! Rires garantis!

    Albin Michel, 2016, 245 pages

    Billet dans le cadre du challenge A year in England de Titine.

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  • Un Coupable presque parfait

    Le Club des détectives Wells& Wong

    tome 1:

    Un coupable presque parfait

    de

    Robin Stevens

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    "Ceci est le premier meurtre sur lequel ait jamais enquêté le club de détectives Wells& Wong, donc Daisy a bien fait de me fournir un nouveau carnet pour que je puisse y faire mon rapport. [...] J'imagine qu'il vaut mieux que j'inaugure ce nouveau carnet en donnant quelques explications à notre sujet. Daisy Wells est la présidente de notre club de détectives et moi, Hazel Wong, j'en suis la secrétaire. Daisy dit que cela fait d'elle Sherlock Holmes, et de moi Watson. Ce qui est probablement juste. Après tout, je suis bien trop petite pour être l’héroïne de cette histoire et a-t-on déjà entendu parler d'un Sherlock Holmes chinois?"

    Depuis son arrivée au pensionnat de Deepdean au cours de l'année 1934, Hazel Wong voue une admiration très forte à Daisy Wells et la suit dans toutes ses entreprises. La dernière en date: un club de détectives qui entend résoudre tous les mystères de l'école. Les deux amies ont notamment résolu le vol de cravate de leur comparse Lavinia.

    Jamais elles n'auraient, en revanche, imaginé s'attaquer à un vrai meurtre. En effet, en allant chercher son pull au gymnase, Hazel tombe sur le cadavre de Miss Bell, leur professeur de sciences. Elle alerte Daisy et quand elles reviennent sur les lieux du crime, le corps a disparu...Débute alors pour elle une enquête complexe et dangereuse.

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    J'avais entendu parler de ce roman par ma copinaute Emjy et j'ai été ravie de voir qu'il avait été traduit en français par Flammarion.

    Lorsque j'étais plus jeune, j'appréciais beaucoup les séries Fantômette, Alice...où les enquêtes étaient menées et résolues par des filles. Et, en ouvrant cet ouvrage et en faisant la connaissance de Daisy et d'Hazel, j'ai eu l'impression de retrouver mon âme d'enfant.

    A la manière d'une aventure d'Holmes et de Watson dont les deux jeunes filles se réclament, la narration revêt la forme de souvenirs consignés par Hazel, le double du docteur. L'occasion de découvrir toutes les péripéties qui sont survenues lors de ce mois d'octobre 1934 à Deepdean.

    J'ai adoré d'emblée l'ambiance de ce pensionnat que j'ai trouvée très bien retranscrite. Au fil des pages, on suit le quotidien des élèves, leurs cours, leurs repas, leurs farces, leurs actes de bravoure, leurs séances de spiritisme, leurs cancans, leurs parties de hockey... Comme si on était devenues l'une d'entre elles et que nous aussi nous étions amoureuses de l'"Unique" ou nous nous promenions dans les couloirs de leur école.

    Cependant, l'atmosphère n'est pas le seul atout de ce premier livre de Robin Stevens. En effet, elle montre de grandes qualités stylistiques et parvient, tour à tour, à insuffler du suspense ou à nous faire rire.

    Le mystère qui entoure la mort de Miss Bell est très bien mené et jusqu'au bout, on ne devine rien. Comme nos deux enquêtrices de choc, en somme...

    De même, Un coupable presque parfait évite l'écueil du tome de présentation. Certes, on fait la rencontre des deux protagonistes principales et de leur entourage. Mais c'est tellement bien maîtrisé que l'action ne ralentit pas pour autant.

    Un des autres points forts de ce livre réside justement dans la qualité de ses personnages, à commencer par le duo de choc Daisy/Hazel. Un duo dans la lignée de tous ces binômes classiques Holmes/Watson, Poirot/Hastings...Une façon de rendre hommage sans aucun doute à tous ces grands auteurs de romans policiers (tout comme la scène finale de confrontation ou la mention de Miss Marple). Néanmoins, cet hommage est quelque peu détourné car, dans cette équipe, j'ai jugé Hazel plus douée que sa chef. Elle dénoue beaucoup de fils de l'intrigue, même si elle ne s'en attribue pas le mérite, surtout au regard de Daisy.

    On s'attache à elles deux, à leur histoire, à leurs différences (l'une vient d'une grande famille anglaise alors que l'autre a laissé la sienne à Hong Kong)...Tout comme on apprécie voir évoluer les autres pensionnaires et leurs professeurs. Chacun d'entre eux permet d'ailleurs à l'auteur de nous décrire certains aspects de la société anglaise de l'époque. (la difficulté de trouver un travail, le poids des regards sur les étrangers...)

    Bref, vous l'aurez compris: Un coupable presque parfait se révèle une réussite et je ne pourrais que le conseiller à ceux qui sont fans comme moi des policiers à atmosphère, avec une bonne dose d'humour british et de suspense. Vivement le deuxième tome!!

    Flammarion Jeunesse, 2016, 348 pages

    Billet dans le cadre du challenge A year in England de Titine.

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  • La Maison du péril

    La Maison du péril

    de

    Agatha Christie

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    "De toutes les stations balnéaires du sud de l'Angleterre, St Loo est, si vous voulez mon avis, la plus agréable. Surnommée à juste titre la Reine des plages, elle évoque irrésistiblement la Riviera. Pour moi, la côte de Cornouailles est toute aussi prodigue en séductions variées que la Côte d'Azur-sinon plus."

    Hercule Poirot et son ami le capitaine Hastings se retrouvent en villégiature à St Loo. Sur la terrasse de leur hôtel, ils font la connaissance de la ravissante Miss Nick Buckley. Cette dernière a déjà échappé à quatre tentatives de meurtre: un tableau qui se décroche, des freins qui lâchent, un rocher qui tombe et une balle perdue. Autant de raisons qui poussent le célèbre détective à sortir de sa retraite. Il entend prévenir tout drame. Mais parfois, même le plus ingénieux des hommes ne peut empêcher l'inévitable. Surtout dans la maison du péril...

    "-Sur ces vieilles maisons, pèse parfois comme une malédiction, observa [Poirot]

    -Oui, monsieur, c'est le mot. Une malédiction, approuva Ellen non sans exaltation. Le mal rôde, tout comme les mauvaises pensées et les mauvaises actions. C'est comme la moisissure dans les maisons, ça ne part pas. Ça flotte comme une odeur. On la sent et j'ai toujours su qu'ici il y aurait un drame."

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    L'hôtel Imperial de Torquay qui a inspiré le Majestic Hotel de St Loo

    Chaque année, je retrouve avec plaisir la plume d'Agatha Christie et, chaque fois, je me dis que je devrais lire plus souvent un de ses ouvrages.

    Dans la Maison du Péril, on retrouve Hercule Poirot en vacances avec le capitaine Hastings. Même s'il a pris la décision de ne plus mener d'enquête, on se doute bien que cette résolution va céder face à un événement dans les chapitres suivants. Et on ne peut que s'amuser de ses discours qu'on devine déjà vides de sens...

    "Mes petites cellules grises fonctionnent toujours avec ordre et méthode. Mais j'ai décidé de prendre ma retraite, mon bon ami, et c'est ter-mi-né! Je ne suis pas comme ces vedettes qui n'en finissent pas de faire leurs adieux. En toute générosité, je dis: laissons leur chance aux jeunes. Il n'est pas exclu qu'ils parviennent  à faire du travail convenable. Au fond de moi-même, je n'y crois pas un instant, mais accordons-leur cependant le bénéfice du doute."

    En effet, il suffit d'une jeune inconnue, victime d'une balle perdue sur la terrasse de leur hôtel, pour que ce fin limier renonce à toute velléité de repos. Il faut reconnaître que l'affaire est bien délicate. Autour de cette héritière, gravite tout un tas de personnages qui auraient intérêt à la faire disparaître.

    Comme à son habitude, Agatha Christie nous mène de fausse piste en fausse piste. La victime n'est d'ailleurs pas celle attendue...Tout comme le/les coupables se révèlent pour le moins surprenants. Poirot a trouvé un ou des adversaires à sa taille et, comme souvent, il le ou les confrontent lors d'un final réunissant tous les protagonistes dans la fameuse maison du péril.

    Même si l'intrigue policière est très bien ficelée et m'a surprise par son dénouement, je n'ai pas connu autant de plaisir de lecture que pour d'autres opus. Peut-être parce que j'ai trouvé les dialogues un peu moins savoureux...Peut-être parce que les suspects m'ont paru un peu fades et pas assez bien campés...

    Bref, vous l'aurez compris: j'ai passé un bon moment avec ce roman policier mais il ne rejoindra pas la liste de mes ouvrages préférés de la Reine du Crime.

    Le Livre de Poche, 222 pages

    Billet dans le cadre du challenge A year in England de Titine et du challenge Agatha Christie de George.

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