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12/12/2013

Ne t'inquiète pas pour moi

Ne t'inquiète pas pour moi

de

Alice Kuipers

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"Coucou ma Claire,

lait

pommes

bananes [...]

Si ce n'est pas trop lourd, prends un poulet et deux boîtes de haricots. Si tu ne peux pas, ça ne fait rien, j'essaierai de passer les acheter demain.

Bises,

Maman"

Claire et sa maman peuvent passer des semaines à seulement se croiser. Par conséquent, elles communiquent souvent par post-it.

Un jour, la nouvelle tombe: la mère de Claire est malade. Et leur correspondance va prendre un tour tout à fait différent.

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Cela faisait déjà longtemps que j'avais remarqué ce roman, notamment sur le blog de Bianca. J'en avais jusqu'à présent repoussé la lecture en raison de son sujet. Puis, finalement, je me suis lancée et je l'ai dévoré en une soirée.

Il s'agit du premier ouvrage de l'auteure anglaise Alice Kuipers. Elle a opté pour un schéma narratif très original. En effet, toute l'intrigue du livre est contée par le biais d'un échange de post-it. Une manière très efficace de moderniser le genre du roman épistolaire.

On assiste à deux destins féminins parallèles: d'un côté, celui d'une adolescente de 15 ans, amoureuse pour la première fois et très proche de sa meilleure amie; de l'autre, celui d'une femme de 40 ans, accaparée par son travail de sage-femme et qui se retrouve confrontée à la maladie.

Alors que les post-il réglaient les détails de la vie quotidienne au début de l'histoire et leur donnaient la possibilité d'entretenir des relations distantes, ils vont leur permettre de se dire l'essentiel vers la fin. Toutes ces déclarations que par pudeur, on retient trop souvent...

Les petits papiers accrochés sur le frigo se révèlent donc tour à tour triviaux (de simples listes de courses ou des réclamations d'argent de poche), drôles ("ton esclave à domicile"), tendres, graves, nostalgiques....Ils invoquent toute une gamme d'émotions qui laissent le lecteur pantelant, une fois les pages refermées.

En effet, ce roman ne peut laisser personne indifférent. Il nous fait profondément réfléchir sur nos vies modernes où bien souvent on ne fait que se croiser et sur la nécessité de ne jamais oublier ses rêves.

De plus, il parle très simplement de tendresse, d'amour maternel, de maladie...Sans jamais sombrer dans le pathos.

Bref, vous l'aurez compris: j'ai adoré Ne t'inquiète pas pour moi d'Alice Kuipers. Et j'espère vraiment que vous partagerez ce coup de cœur.

Albin Michel Jeunesse, 2008, 242 pages, 10 €

Lu dans le cadre du challenge God save the livre 2013.

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03/11/2013

Le Journal du Capitaine Wentworth

 

 

Le Journal du Capitaine Wentworth

de

Amanda Grange

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"Jeudi 5 Juin 1806

Me voici enfin en route vers le Somerset!

Harville et moi avons voyagé depuis la côte ensemble, nous étonnant de voir le vert des champs autour de nous, au lieu du bleu de la mer. Si l'on excepte l'alarmante tendance du sol à rester immobile sur nos roues plutôt qu'à rouler et tanguer comme tout élément qui se respecte, notre trajet a été assez confortable, et nous avons réussi à faire passer le temps en régalant deux gouvernantes, les soeurs Brown du récit de nos aventures en mer"

Ainsi débute le Journal du Capitaine Wentworth d'Amanda Grange qui a entrepris après Le Journal de Mr Darcy, le Journal du Colonel Brandon et le Journal de Mr Knightley de nous livrer les pensées intimes de mon héros austenien préféré.

Certes, j'aime vraiment beaucoup le ténébreux Mr Darcy. Mais comment résister à une déclaration telle que "Vous transpercez mon âme. Je suis partagé entre l'angoisse et l'espoir. Non, ne me dites pas qu'il est trop tard, que ces précieux sentiments ont disparu à jamais"?

Comme dans les précédents opus, la romancière reprend le principe du journal intime. Une bonne manière de suivre les espoirs et les tourments du narrateur.

En 1806, notre héros revient de ses premières campagnes. Après être entré dans la marine à l'âge de 13 ans, il a gravi les échelons et est devenu commandant. Il s'est également illustré dans plusieurs batailles et se retrouve à la tête d'un patrimoine financier, issu de quelques prises de guerre, qu'il entend bien dépenser.

En attendant d'être appelé pour entrer dans un nouvel équipage, il entend profiter de son séjour chez son frère dans le Somerset pour séduire de nombreuses jeunes filles. A un bal, il rencontre pour la première fois la famille Elliott. Frappé par le mépris affiché par le baronnet et par sa fille, il invite leur dame de compagnie à danser. Sous le charme, il apprend avec surprise qu'il a, en fait, valsé avec Miss Anne Elliott.

S'ensuivent alors de nombreuses conversations. Wentworth tombe amoureux et fait sa déclaration. Malheureusement, persuadée par sa famille, Anne renonce à l'épouser.

Sept années plus tard, après l'abdication de Napoléon, notre héros revient à la vie civile. A la tête d'un fortune confortable, il entend profiter de sa famille et trouver une épouse. Quelle n'est pas sa surprise quand il se rend compte que sa sœur a loué Kellynch Hall, la propriété de Sir Walter Elliott et qu'il va ainsi être contraint de revoir son ancien amour.

C'est ici que les deux trames se rejoignent. Je ne vous ferai donc pas un résumé de la suite...

J'ai beaucoup apprécié la première partie. Je trouve qu'Amanda Grange a réussi à imaginer un "jeune" capitaine Wentworth  tout à fait crédible. Ses échanges de plus en plus fournis et nécessaires avec Anne Elliott sont très plaisants à lire.

De même, la romancière a su rendre l'atmosphère qui devait régner dans un village anglais à cette époque. Certains habitants se révèlent d'ailleurs particulièrement savoureux. Je fais notamment référence à Mrs Frost, persuadée que les Français vont envahir le pays et qu'il faut sans cesse se protéger. Elle essaie donc de suivre les conseils de certains journaux pour se prémunir de ce potentiel danger, ce qui donne lieu à des situations très cocasses.

J'ai également apprécié qu'elle mette en scène une confrontation entre le capitaine Wentworth et Lady Russell.

Puis, on retrouve notre héros sept ans plus tard au moment où débute le roman de Jane Austen. Amanda Grange a tout à fait respecté le canevas original. Mais elle a rajouté des scènes, là où Jane Austen faisait des ellipses. Par exemple, le voyage auprès de son frère après l'incident de Lyme. (j'ai bien aimé les relations entre le pasteur et le capitaine).

Outre ces nouvelles péripéties, l'intérêt de ce roman réside dans le regard différent porté sur des évènements que nous connaissons bien. Là encore, toutes les pensées du héros sonnent juste et touchent (notamment lors de la rédaction de la fameuse lettre).

Bref, vous l'aurez compris: j'ai passé un agréable moment en compagnie du capitaine Wentworth. Amanda Grange a su lui créer un passé intéressant et drôle tout en retrouvant l'esprit du personnage imaginé par Jane Austen.

Milady, 2013, 333 pages, 7,90 €

Billet dans le cadre des challenges Austenien, 19ème siècle, God save the livre 2013 et La plume au féminin.

 

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05/09/2013

From Notting Hill with Love..actually

Notting Hill with Love...actually

de

Ali McNamara

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"Je vois mal comment j'aurais pu m'imaginer à la place de Julia Roberts en émergeant du métro bondé: pas l'ombre d'un paparazzi. Deux touristes japonais en train de photographier un taxi noir londonien qui abandonnait là son passager, ça ne comptait pas vraiment"

Scarlett est une jeune Anglaise de 23 ans qui vit à Stradford-upon-Avon. Elle travaille dans l'entreprise familiale de pop-corn et doit se marier dans quelques mois à un fiancé bien sous tous rapports.

De plus, elle nourrit une véritable passion pour le cinéma et particulièrement les comédies romantiques. A tel point qu'elle tente de retrouver des similitudes dans sa vie quotidienne avec les films qu'elle affectionne.

Cet engouement inquiète fortement ses proches. Afin de la guérir de cette obsession, ils décident de la faire partir un mois à Londres. Elle doit garder la maison d'un couple dans le quartier de Notting Hill.

Après quelques hésitations, Scarlett accepte, bien déterminée à montrer à son entourage "que dans la majorité des cas, le cinéma était une expression tout à fait fidèle de la réalité"

Et si ces semaines dans la capitale anglaise lui prouvaient qu'elle avait raison?

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J'ai entendu parler pour la première fois de ce roman sur le blog d'Alice. Comme j'aime bien me plonger en vacances dans des lectures plus légères, je n'ai pas hésité longtemps avant de l'emporter avec moi en Andalousie.

Scarlett se révèle une héroïne très attachante. Elle a dépassé la centaine de visionnage pour des films comme Coup de foudre à Notting Hill ou Dirty Dancing. Et sa grande connaissance des comédies romantiques fait qu'elle ne peut s'empêcher de trouver (voire parfois de provoquer) des ressemblances entre des scènes cultes et son quotidien.

S'établit d'ailleurs très vite un jeu entre le lecteur et la romancière. De nombreuses situations ou répliques sont tirées de longs métrages et il nous appartient de découvrir lesquels avant que la réponse ne nous soit donnée par un des personnages ou par l'héroïne elle-même.

On s'amuser ainsi à dénicher des similitudes avec Coup de foudre à Notting Hill, Nuits blanches à Seattle, Elle& lui, Pretty Woman...

Cet hommage au 7ème art passe également par l'attribution de noms de personnages emblématiques à certains des protagonistes: Scarlett, les Bond...

De même, certaines stars de la comédie romantique font leur apparition au fil des pages. On croise ainsi tour à tour Kate Winslet, Hugh Grant, Richard Curtis...

Même si certaines péripéties paraissent très exagérées, on ne peut s'empêcher d'avoir le sourire aux lèvres. Un peu comme devant son écran télé, quand on assiste à certains retournements de situation invraisemblables.

Bref, vous l'aurez compris: si on accepte l'intrigue souvent rocambolesque et le dénouement attendu, From Notting Hill with Love...actually se révèle une lecture pétillante à souhait, parfaite pour passer un moment cocooning et qui donne envie de se replonger dans certaines comédies romantiques.

Editions Milady, 2013, 547 pages

En bonus, je ne peux résister à l'envie de vous mettre cette vidéo d'une plus belles scènes de Love actually.



Billet dans le cadre des challenges God save the livre 2013 et La plume au féminin 2013.

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