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29/04/2015

Ces livres que je n'ai pas chroniqués au mois d'avril 2015

Ces livres que je n'ai pas chroniqués au mois d'avril 2015

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Me voici de retour avec un type de billet que j'avais quelque peu délaissé ces derniers temps.

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Pour commencer ces mini-critiques, une austenerie:

Insaisissable Mr Darcy de Kara Louise. J'ai cédé à la tentation lors de ma visite au Salon du Livre. Et je me suis plongée assez rapidement dedans. Dans cette énième relecture d'Orgueil et préjugés, l'auteur a imaginé qu'Elizabeth, après avoir refusé la première demande en mariage de Darcy, perdait son père. Et de fil en aiguille, devenait gouvernante dans une famille proche des Darcy. L'occasion forcément de revoir son prétendant...Mais aussi de découvrir Pemberley.

Certes, ce n'est pas la meilleure austenerie que j'ai lue. Certes, certains ressorts d'intrigue semblent trop évidents et trop gros...Néanmoins, presque un mois après avoir achevé cet ouvrage, j'en garde de bonnes impressions. Une lecture idéale pour l'été!

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Après l'univers de Jane Austen, direction la Cité des Doges à la rencontre de Leonora, l'héroïne d'une série de romans policiers imaginée par Frédéric Lenormand. Sur les conseils d'un collègue, je me suis lancée dans le premier tome.

On y fait la connaissance de Leonora qui a été élevée toute sa vie dans un couvent. Elle en est retirée pour faire la rencontre de son père, un noble reconnu de Venise. Mais son statut d'enfant illégitime crée quelques remous au sein du foyer domestique. Lorsque son père est arrêté pour un trafic, Leonora entreprend de le disculper. Heureusement, dans cette ville de faux-semblants et de trahisons, elle peut compter sur l'appui d'un professeur de bonnes manières français, d'une servante et d'un aventurier désargenté rompu aux usages de la bonne société vénitienne.

Rebondissements multiples,chausse-trappes, rencontres dangereuses...constituent les ingrédients de ce roman bien mené. Sans oublier une description de Venise à la fin du 18ème siècle.

Une bonne entrée en matière donc pour cette succession d'aventures: l'héroïne est attachante, le rythme enlevé, l'ironie souvent présente...Un agréable divertissement mais, contrairement à d'autres cycles comme les Perry ou les Marston, je ne suis pas pressée de me plonger dans le second volume.

 

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Retour quelques siècles en avant...Place cette fois-ci à Anne de Bretagne, dans les années déterminantes de 1488 à 1491.

A la médiathèque, nous avons beaucoup de tomes de cette collection Mon histoire, publiée chez Gallimard Jeunesse. Et jusqu'à présent, je n'en avais ouvert aucun.

Le principe: sous la forme d'un journal intime, nous découvrons grâce à une narratrice connue ou anonyme toute une époque.

Ici, forcément, nous sommes plongés dans le duché de Bretagne à un moment clé de son histoire. En effet, le duc, père de Anne, doit livrer une bataille sans mercis contre Charles VIII, le roi des Français, qui entend annexer son duché. Par le prisme d'Anne, nous en apprenons donc plus sur ce conflit, sur les jeux d'alliance, sur les mouvements de combats, sur ce sentiment de précarité qui étreignaient les habitants de ce duché...

Mais cet aspect pédagogique ne prend jamais le pas sur le déroulé de l'intrigue. Chaque entrée distille des informations tout en nous livrant les sensations ou les actions d'Anne.

Avec ce procédé, on peut toujours se poser la question de la limite entre fiction et réalité. Sans doute qu' Anne n'a jamais ressenti tout ce qui est exprimé. Cependant, quand on pense au public visé, j'approuve ce parti pris. Il permet vraiment aux plus jeunes d'assimiler de façon ludique tout un pan de l'histoire.

 

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Enfin, pour clore ce billet, partons à la rencontre de Lara Jean. Je ne vous ai jamais dit que, parmi les séries que je préfère en adolescents, figure en bonne place celle de Jenny Han: L'été où. Je me souviens avoir dévoré cette trilogie et avoir retrouvé mes 15 ans. Quel plaisir de lecture!

 Aussi, quand ce titre est paru récemment, je me suis jetée dessus lors de son arrivée à la médiathèque. Lara Jean a pour habitude d'écrire une lettre à tous ceux qu'elle a aimés. Une manière pour elle d'oublier tous ces garçons. Mais elle ne leur adresse jamais cette missive. Jusqu'au jour où elle apprend avec horreur que ces déclarations ont été envoyées. Comment gérer cette situation au quotidien? Comment se confronter à tous ces anciens prétendants? Surtout quand l'un d'entre eux est le petit ami de sa sœur aînée?

De cette idée de départ assez drôle, Jenny Han , une fois encore, parvient à en faire un ouvrage plein d'humour certes mais aussi sensible, pudique, émouvant. Les pages se tournent toutes seules, on est happées dans cet univers, on retrouve nos 16 ans...Un beau portait des relations familiales, amoureuses, amicales...Une de mes récentes lectures pour adolescents qui m'a le plus enthousiasmée. Vivement la suite!

 

 

 

01/11/2014

Ces livres que je n'ai pas chroniqués au mois d'octobre

Ces livres que je n'ai pas chroniqués au mois d'octobre

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Me voici de retour avec le billet autour des livres que je n'ai pas chroniqués. Cela faisait longtemps que je n'avais pas eu recours à cette rubrique mais, comme je tiens à garder le plus possible une trace de mes lectures, je me suis dit que ce serait bien de vous parler de ces trois ouvrages découverts en octobre.

Et, pour commencer, un  classique victorien. Parmi mes résolutions livresques 2014, figurait celle de plus lire de romans anglais du 19ème siècle. Je ne connaissais pas la plume de Mary Elizabeth Braddon et j'ai eu l'occasion de réparer cette erreur avec Le Secret de Lady Audley.

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Afin de faire fortune, George Talboys a abandonné sa femme et son jeune fils et a émigré en Australie. Une fois sa mission accomplie, il est bien décidé à les retrouver mais il apprend que son épouse a trouvé la mort récemment.

Accablé par le chagrin, il accepte de partir avec son ami Robert Audley en Russie et de l'accompagner à son retour dans le manoir familial. Mais là-bas, la nouvelle maîtresse de maison semble tout faire pour les éviter. Et, après avoir l'avoir rencontrée, George disparaît.

Bien décidé à dénouer ce mystère, Robert se lance dans une enquête tant complexe que dangereuse. Mais sera t-'il prêt à tout sacrifier au nom de la vérité?

J'ai tout de suite accroché à cette histoire. Tous les ingrédients du drame y sont réunis: morts, disparitions, femme fatale, secrets, complots, vengeance...pour rendre la lecture haletante. Certes, il y a des longueurs mais les pages se tournent d'elle même, tant on est happés par cette quête de Robert et par son combat face à une ennemie acharnée et décidée.

Une réussite et, même si je n'ai pas trouvé la fin à la hauteur (elle m'a paru trop convenue), je sais que ce ne sera décidément pas ma seule incursion dans l'univers de cette romancière anglaise.

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Après les brumes anglaises, place au soleil estival suédois et à l'archipel de Sandhamm. Un corps vient d'y être retrouvé noyé et on ignore pour l'instant s'il s'agit d'un accident ou d'un meurtre. Afin de dissiper les soupçons, l'inspecteur Thomas Andreasson est envoyé sur les lieux. Très vite, le cadavre d'une femme est également découvert dans une chambre d'hôtel. Thomas se lance dans l’enquête, assisté de Nora Linde, son amie d'enfance, en villégiature sur l'île avec sa famille.

La Reine de la Baltique constitue le premier roman de Viveca Sten, présentée comme la grande rivale de Camille Läckberg. On y fait la connaissance de ses deux héros récurrents, Thomas et Nora, deux trentenaires confrontés à des épreuves de vie: l'un a perdu son bébé et l'autre assiste au lent naufrage de son mariage. Deux personnages éminemment sympathiques auxquels on ne peut que s'attacher et que j'espère retrouver. Ils représentent d'ailleurs l'atout principal de ce polar d'ambiance. En effet, comme pour la Princesse des glaces et autres aventures d'Erika Falck et Patrik Heldström, j'ai apprécié cette balade dans l'archipel, cette découverte de la culture suédoise mais je n'ai pas été bluffée par l'intrigue policière. Je me doutais, avant la fin, de l'identité du ou des coupables.

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Retour en Angleterre, mais cette fois-ci dans un cimetière. Celui qui a vu grandir Nobody Owens.

Cela faisait longtemps que j'entendais parler de Neil Gaiman mais je n'avais jamais encore sauté le pas. A la faveur d'une préparation pour un club de lecture au CDI, j'ai plongé dans l'Etrange vie de Nobody Owens.

Dans ce roman graphique, on fait la connaissance du héros tout bébé. Alors que sa famille vient d'être poignardée il a réussi à se réfugier dans un cimetière où il est adopté par des fantômes. S'ensuit toute une série d'aventures. Dans ce monde pas comme les autres, Nobody fait son apprentissage de la vie auprès de ces êtres extraordinaires. Mais le danger rôde toujours et Jack le meurtrier continue à le chercher...

Voici un ouvrage qui m'a laissé une impression mitigée. Autant j'ai adoré certains personnages, certaines scènes, certaines descriptions, autant je suis restée de marbre face à certaines situations ou péripéties. Néanmoins, je dois avouer que Neil Gaiman possède son propre univers. Un univers qui n'appartient qu'à lui et qui vaut certainement le détour.

 

09/12/2013

Ces livres que je n'ai pas chroniqués au mois de novembre

Ces livres que je n'ai pas chroniqués au mois de novembre

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Me voici de retour avec un billet autour des livres que je n'ai pas chroniqués au mois de novembre.

Commençons tout d'abord par un roman policier que j'ai découvert grâce à ma chère Bianca. Il s'agit du Murmure de l'ogre de Valentin Musso.

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Nice, 1922, deux prostituées sont assassinées, le crâne rasé et recouvert d'étranges symboles. Bientôt, ce sont des enfants qui commencent à disparaître et à être retrouvés morts...Louis Forestier, commissaire des brigades mobiles créées par Clemenceau, mène l'enquête, assisté de son ancien compagnon d'armes, Frédéric Berthellon, un spécialiste des maladies mentales. Face à cet "Ogre" qui semble toujours les devancer, ils ont fort à faire...Surtout quand le fils d'un milliardaire est enlevé et que la machine médiatique s'emballe.

J'ai passé un très bon moment en compagnie de ce polar. L'auteur a su restituer l'ambiance qui devait régner à cette époque sur la Riviera. De même, on en apprend beaucoup sur la modernisation de la police et toutes les nouvelles techniques utilisées. L'intrigue se révèle haletante. Le schéma narratif qui alterne sans cesse les points de vue ne laisse jamais de place aux temps morts. Les scènes s'enchaînent, tout comme les péripéties...

Après cette enquête policière, je me suis intéressée à un roman extrêmement prenant et qui ne peut laisser indifférent: Ecarlate de Hillary Jordan.

 

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Dans une société futuriste, Hannah a dû avorter pour protéger l'homme qu'elle aime. Arrêtée et jugée pour ce crime, elle doit porter sur sa peau la couleur de ce dernier. Devenue écarlate, elle doit réussir à survivre dans une société extrêmement puritaine qui a anéanti la liberté des femmes. Commence alors un long chemin vers la liberté. Un long chemin empreint de renoncements, de sacrifices et de désillusions.

J'ai été complètement happée par l'histoire, dans la lignée de grands romans tels que La lettre écarlate de Nathaniel Hawthorne ou de La servante écarlate de Margaret Atwood.

Dès le début, je me suis beaucoup attachée à l'héroïne. Après avoir assisté à son emprisonnement, on en apprend les raisons. Hannah est coupable d'être tombée amoureuse d'un homme marié, extrêmement médiatisé (les passages sur l'attirance entre les deux protagonistes sont très bien écrits et parviennent à rendre l'aspect incontrôlable du désir). C'est cette faute qu'elle va payer. On la suit ainsi à sa sortie de prison dans un centre de redressements où les femmes sont totalement asservies et se prêtent à des simulacres odieux. Mais je n'en dirai pas plus afin de ne pas gâcher votre lecture...

Je ne suis pas passée loin du coup de cœur. Mais la fin m'a un peu déçue. En revanche, je sais que pendant plusieurs jours, certaines scènes très fortes m'ont accompagnée...Je ne saurais donc que vous recommander ce livre qui rappelle l'importance de sans cesse se battre pour ses libertés.

 

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Direction maintenant l'Angleterre de la fin du 19ème siècle. Devenue orpheline, Penelope Tredwell a hérité à 13 ans du journal familial "Le Frisson illustré". Pour faire augmenter ses ventes, elle s'est lancée, sous le nom de Montgomery Flinch, dans la rédaction de récits d'horreur qui connaissent un très grand succès. Elle a même dû louer les services d'un acteur pour se faire passer pour cet homme.

Ce dernier est bientôt sollicité par le directeur d'un hôpital psychiatrique pour résoudre un mystère. En effet, tous les soirs, douze minutes exactement avant minuit, tous les patients se réveillent en transe et se mettent à écrire frénétiquement des paragraphes sans queue ni tête.

Penelope décide de mener l'enquête.

Voici une nouvelle série de romans policiers pour adolescents que j'ai découvert une nouvelle fois grâce à Bianca. J'ai suivi avec intérêt les aventures de cette jeune héroïne au caractère bien trempé qui n'a pas été sans me rappeler Enola Holmes ou Penelope Green. J'ai aimé la voir évoluer dans cette société victorienne de 1899 et frayer avec les savants du British Museum ou les grands écrivains tels que Conan Doyle ou Rider Haggard. Et je pense que je la retrouverai avec plaisir dans un nouvel opus.

J'aimerais conclure ce billet par une œuvre young adult qui m'a quelque peu déstabilisée: Revanche de Cat Clarke.

 

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Cela fait déjà quelque temps que j'entends parler sur la blogosphère de cette auteure britannique. Et j'ai donc eu envie de me lancer dans son dernier cru.

Jem est amoureuse depuis l'enfance de Kai, son meilleur ami gay. Un soir, ils se rendent à une fête organisée par un de leurs camarades. Et, le lendemain, une vidéo où on voit Kai embrasser un autre garçon apparaît sur les réseaux sociaux. Le jeune homme ne le supporte pas et se suicide.

Brisée, Jem se jure de faire payer les coupables et se donne un an pour accomplir sa vengeance avant de se tuer à son tour.

On suit donc notre héroïne pendant douze mois. Des lettres posthumes de son meilleur ami l'accompagnent et tentent de la guider. Jem change en apparence, fait de nouvelles connaissances...On croit même qu'elle en oublie le défi qu'elle s'était fixée. Mais, la violence n'est jamais loin...

J'ai lu cet ouvrage très rapidement. Cat Clarke nous immerge dans un monde adolescent dur où certains endurent des horreurs au quotidien. Elle nous rappelle également que la frontière entre victimes et bourreaux se révèle très fine et que personne n'est jamais tout blanc ou tout noir.

Et je dois avouer que le final m'a complètement surprise voire choquée.