Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

premier roman - Page 4

  • Le Théorème du homard

    Le Théorème du homard

    ou

    comment trouver la femme idéale

    de

    Graeme Simsion

    théorème du homard ou comment trouver la femme idéale,graeme simsion,editions du nil,littérature australienne,roman feel-good,premier roman,histoire d'amour

     "J'ai peut-être une solution au Problème Epouse. Elle semble évidente a posteriori, une caractéristique fréquente des découvertes scientifiques majeures. Mais je ne l'aurais probablement pas trouvée sans un enchaînement d'évènements qui n'étaient pas prévus à mon programme."

    Le professeur de génétique Don Tillman se révèle incapable d'interagir en société. Un jour, il a comme une révélation: et s'il élaborait un questionnaire pour trouver l'épouse idéale? Secondé par son meilleur ami Gene, il se lance à la conquête de la femme de sa vie. Mais aucune candidate ne semble correspondre au profil très poussé qu'il recherche.

    Jusqu'au jour où une certaine Rosie frappe à sa porte...

    théorème du homard ou comment trouver la femme idéale,graeme simsion,editions du nil,littérature australienne,roman feel-good,premier roman,histoire d'amour

    J'avais repéré ce livre chez mes copinautes Fanny et Syl. Aussi, j'ai été ravie quand il est arrivé à la médiathèque et que j'ai pu l'emprunter.

    Je me suis immédiatement attachée au héros/narrateur de cette histoire. Don, bientôt la quarantaine, est un homme très savant qui n'arrive pas à se conformer aux codes sociaux en vigueur. Dès les premières pages, il nous parle de ses rendez-vous ratés et on ne peut que rire à ses tentatives maladroites. De plus, il est incapable de la moindre empathie. Il a un mode de vie très réglé qui ne supporte aucun imprévu. Et il dit toujours ce qu'il ne faut pas.

    Forcément, avec de telles qualités, il a du mal à se faire des amis (il n'en a connu que quatre de toute sa vie) Et encore plus de mal à rencontrer une petite amie.

    "J'ai trente-neuf ans, je suis grand, en bonne santé et intelligent, j'occupe une position sociale relativement élevée et je touche un salaire supérieur à la moyenne en tant que professeur associé. En toute logique, un grand nombre de femmes devrait me trouver attirant. Dans le règne animal, je n'aurais pas de difficultés à me reproduire. Il y'a pourtant en moi quelque chose qui rebute les femmes. J'ai toujours eu du mal à me faire des amis et il semblerait que les déficiences à l'origine de ce problème affectent mes tentatives pour nouer des relations sentimentales."

    Afin d'enrayer cette mécanique relationnelle défectueuse, Don imagine un questionnaire censé l'aider à dénicher la Femme. Comme si l'amour pouvait s'analyser en termes de questions/réponses. Comme si l'imprévu n'avait pas de place...

    Or, un jour, l'imprévu frappe à la porte de son bureau. Il revêt les traits de Rosie, une barmaid fumeuse, totalement désorganisée.

    Pensant qu'elle est envoyée par son meilleur ami Gene, Don l'invite à dîner. Et malgré son manque flagrant de correspondances avec l'épouse idéale, il accepte de l'aider à retrouver son géniteur.

    Débute alors une enquête qui va totalement bouleverser la vie de notre héros.

    Le parcours initiatique de Don m'a passionnée. Pour son premier roman, Graeme Simsion a su faire appel à toute une gamme de sentiments. Tour à tour, on rit aux péripéties et aux réflexions de ce protagoniste si original; on est émus (notamment quand il évoque sa sœur et sa vieille amie); on espère....

    De même, Don ne se révèle pas le seul personnage attachant de cet ouvrage. Gravite autour de lui tout une galerie tout aussi intéressante.

    A commencer par Rosie. Une jeune femme qui travaille la nuit et prépare un doctorat dans la journée. Une jeune femme perdue qui n'arrive pas à se construire en l'absence d'un père connu. Mais aussi une jeune femme perpétuellement en retard, désorganisée, imprévue, enthousiaste....L'exact opposé de Don, en somme. On pourrait reprocher justement à l'auteur cette facilité d'avoir imaginé un couple qui repose sur des antagonismes. Cependant, leur relation est tellement bien construite et amenée qu'on évite l'écueil des clichés.

    Gene, le meilleur ami, qui couche avec des femmes de toutes les nationalités, pourrait immédiatement apparaître comme un loser. Au contraire, on s'amuse de ses tentatives de séduction, on s'aperçoit de son aveuglement...Et on sent bien qu'il est, comme les autres, à un tournant de son existence.

    On tourne les pages à toute vitesse. Les scènes se succèdent, toutes plus réussies les unes que les autres (le premier dîner, le bal des professeurs...)Et on referme avec regret Le théorème du homard.

    Bref, vous l'aurez compris: ce roman que j'ai dévoré en une soirée a été un coup de cœur. Il fait tout simplement du bien et je n'oublierai pas de sitôt Don et Rosie.

    théorème du homard ou comment trouver la femme idéale,graeme simsion,editions du nil,littérature australienne,roman feel-good,premier roman,histoire d'amour

    Editions du Nil, 382 pages, 20 €


     

     

  • Accès direct à la plage de Jean-Philippe Blondel

    Accès direct à la plage

    de

    Jean-Philippe Blondel

    accès direct.jpg

    "Tous les matins, je passe devant le Club Mickey.

    Au Club Mickey, ils ont des balançoires, des toboggans, des monos bronzés en tee-shirt, et surtout, ils ont une piscine.

    Ma mère dit que c'est ridicule, une piscine au bord de la mer. Moi je ne trouve pas"

    Capbreton, 1972; Hyères, 1982; Perros-Guirec, 1992 et Arromanches, 2002: quatre destinations de vacances sur 30 ans. Quatre destinations qui vont bouleverser la vie de plusieurs familles et célibataires.

    jean-philippe blondel.jpeg

    J'ai découvert Jean-Philippe Blondel grâce à une collègue. Après Blog, je me suis lancée dans 06h41, un ouvrage qui fut un gros coup de coeur pour moi. Et le billet de Syl m'a donné très envie de me plonger dans le premier roman de cet auteur dont j'apprécie tant la petite musique.

    J'ai retrouvé le même schéma narratif que dans Blog et 06h41. Plusieurs voix se succèdent pour raconter leurs vacances et l'évolution de leurs destins. Certaines d'entre elles retentissent à plusieurs époques, d'autres s'éteignent trop vite.

    Mais je dois avouer que la multiplication de ces points de vue m'a un peu perdue. J'aurais préféré suivre quatre-cinq protagonistes sur trente ans. J'ai dû revenir plusieurs fois en arrière pour retrouver certains noms et bien établir les liens.

    Car il s'agit d'un roman doux-amer sur les liens qu'on peut tisser en vacances, sur ces rencontres déterminantes au bord de mer. Ces instants où tout bascule...

    "Ce à quoi j'ai échappé j'en pleurerais presque de gratitude.

    Juste parce que ce jour-là, il y'a eu une fuite d'eau, et qu'il a voulu venir voir ce que faisaient les ouvriers.

    Juste pour ça"

    C'est une thématique qui m'intéresse vivement. Et je trouve que Jean-Philippe Blondel a très bien su la traiter. De même, il souligne toutes les connexions qui existent entre ces gens qui se croisent sur plusieurs années et que, souvent, ils ignorent.

    Certains destins m'ont plus marquée émue que d'autres. Je fais notamment référence à celui de l'énigmatique Natacha. Ou à celui de Sabrina, si jeune, si confiante, si fière de sa récente transformation physique.

    De même, j'ai bien aimé l'idée de l'épilogue. Les voix s'éteignent et un peu comme dans un film, pendant le générique de fin, certains extraits d'articles, de lettres viennent éclairer les destins entrevus.

    Bref, vous l'aurez compris: un premier roman doux-amer qui m'a fait passer une agréable heure de lecture. Je pense d'ailleurs que je ne tarderai pas à me replonger dans un autre ouvrage de cet auteur qui sait si bien parler des choses de la vie.

    Pocket, 120 pages, 5,70 €

    Billet dans le cadre du challenge Cent pages

    Cent pages.jpg


  • Un premier roman à tiroirs prometteur

    Le Confident

    Hélène Grémillon

    Plon, 2010

     

    hélène grémillon,plon,le confident,premier roman

    .


    Paris, 1975, Camille vient juste de perdre sa mère. Parmi les nombreuses lettres de condoléances, elle en reçoit une manuscrite de plusieurs pages, sans signature. Ce mystérieux correspondant lui parle d'une certaine Annie et de leur histoire d'amour pendant la Seconde Guerre mondiale. Chaque semaine, elle en apprend un peu plus. Et le doute fait son apparition: si cette histoire la concernait intimement?


     

    hélène grémillon,plon,le confident,premier roman


    Je suis tombée un peu par hasard sur cet ouvrage. En naviguant sur la page des coups de coeur Fnac, pour être exacte. Le titre Le confident a tout de suite retenu mon attention. Et les avis des lecteurs m'ont définitivement convaincue.

    C'est une très belle surprise que ce premier roman. Le récit happe dès les premières pages. On passe successivement de Camille à l'inconnu sans comprendre comment leurs histoires sont liées et en cherchant justement à saisir la connexion.

    "Je n'imaginais pas un seul instant ce qui m'attendait. L'impensable, cela existe, j'en suis la preuve"

    Et puis, soudain, rupture de ton, un troisième narrateur se manifeste: la mystérieuse Annie commence à nous conter sa rencontre avec les M, le pacte qu'elle passe avec eux...Une autre vérité voit le jour, tout se complexifie...

    Et de nouveau, irruption d'un ultime narrateur dont la voix vient se rajouter aux trois autres.

    C'est là justement une des forces de ce livre , cette intrigue-puzzle, cette succession de révélations, cette idée que même les pages achevées, nous n'aurons pas complètement  résolu l'énigme. Et que dire de la surprise contenue dans les dernières phrases?

    Cette multiplication de regards permet aussi à ce roman d'éviter, malgré son sujet douloureux (celui des mères porteuses), l'écueil du manichéisme. Tous les personnages se révèlent attachants. J'ai ressenti leurs déchirements, j'ai compati..

    L'auteure a également fourni un important travail de recherches sur la Seconde Guerre mondiale. Certaines anecdotes se révèlent très intéressantes. Par exemple, Mme M. assiste au mariage de Sacha Guitry, au milieu de 105 invités (un nombre déterminé par l'hôte car il correspondait à celui des pièces qu'il avait écrites). 

    Bref, un premier roman habilement construit et très prometteur. Vivement le prochain!

    Si vous appréciez les intrigues complexes, l'imbrication de points de vue, je vous conseille également de vous plonger dans L'étrange disparition d'Esme Lennox de Maggie O'Farrell.

     

    hélène grémillon,plon,le confident,premier roman