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album

  • Apolline et la vallée de l'espoir de Heng Swee Lim

    Apolline et la vallée de l'espoir

    de

    Heng Swee Lim

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    Dans sa vallée, Apolline fait pousser des tournesols. Éclats de soleil qu'elle chérit. Rayons de joie qui illuminent les alentours.
    Mais un jour, un nuage noir aux allures de loup couvre la vallée. Et tout bonheur disparaît dans cette nuit qui semble éternelle.

    Apolline lutte de toutes ses forces pour chasser cette masse de désespoir. Mais rien ne semble agir...Jusqu'à ce qu'une dernière idée lui vienne à l'esprit. Ultime sursaut de résistance.

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    "L'obscurité ne peut chasser l'obscurité; seule la lumière le peut. La haine ne peut chasser la haine; seul l'amour le peut." C'est par cette épigraphe de Martin Luther King Jr que s'ouvre cet album. Mode d'emploi d'une histoire entre lumière et obscurité. Comme une valse à trois temps.

    Premier temps: la lumière l'emporte dans cette vallée Eden où Apolline sourit, chante, vit et plante des graines de tournesols. Symboles d'allégresse.

    Second temps: l'obscurité surgit et semble s'installer pour toujours.

    Troisième temps : la lumière revient grâce au courage d'une enfant.

    Cette histoire résonne donc comme un chant d'espoir. Un chant d'espoir contre tout ce que le nuage peut représenter. Dépression, maladie, deuil, oppression...chacun est libre d'y associer ce qu'il souhaite et de se laisser emporter par le message si positif de ce livre.

    Un livre qui prend encore une autre dimension grâce à la note explicative de Heng Swee Lin. Qui nous parle de la vallée d'espoir. Camp de quarantaine destiné aux malades de la lèpre où les sourires fleurissent.

    Pour accompagner cette intrigue si poétique, il y a ces dessins. Ces traits esquissés en noir. Sobres et délicats qui se détachent sur ce fonds blanc. Habillé parfois de tons jaunes. Contrepoints lumineux de la nature.

    Bref, vous l'aurez compris : un très joli album que je ne peux que vous recommander.

    Un grand merci à @noemiekjegueure pour la découverte. 

    Grasset Jeunesse, 2020

  • Nina d'Alice Brière-Haquet et Bruno Liance

    Nina

    de

    Alice Brière-Haquet et Bruno Liance

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    "Dream, my baby dream,

    Until spread your wings....

    Ho Lisa, ma Lisa,

    le sommeil ne veut pas venir ce soir,

    alors écoute donc cette histoire..."

    Dream, my baby dream
    Ritournelle apaisante qu'une mère susurre à sa fille.
    Mais ce soir, ce chant ne suffit pas pour l'emporter au pays des rêves.
    Alors, la mère se lance dans une histoire.
    La sienne
    Celle d'une petite Nina.
    Fascinée dès 3 ans par la musique.
    Dans un pays où les sièges dans le bus restent réservés en priorité aux Blancs.
    Dans un pays où sa mère ne peut pas avoir de place au premier rang pour l'écouter à son premier concert.
    A moins que les rêves ne se réalisent.
    "Ce rêve c'était ma symphonie:
    Noirs et Blancs ensemble
    Dans la grande danse de la vie"
    Dream, my baby dream

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    Une scène d'harmonie familiale.
    Et puis, Nina. Nina Simone qui se lance dans un récit d'une très grande poésie. Où la musique devient métaphore.

    Quand j'ai découvert cet album pour la première fois, je suis tombée en arrêt. Attirée par cette couverture d'une petite fille si captivée par un piano.
    Envoûtée ensuite par l'équilibre parfait entre les mots d'Alice Brière-Haquet et les images de Bruno Liance.

    Le noir et blanc de ces incroyables illustrations. Travail d'orfèvre sur les contrastes, sur les ombres et lumières. Objets qui se détachent. Forts de nombreux symboles. Comme cette chaise noire.

    Le noir et blanc pour parler de la vie de cette musicienne si douée.

    Le noir et blanc pour aborder la ségrégation avec les enfants.
    Avec une économie de mots. Des mots forts et percutants.
    Avec des situations choisies qui leur parleront forcément.
    Avec ce leitmotiv du rêve qui vient ponctuer les pages. Comme si la berceuse de Nina continuait à rythmer le phrasé.
    Rêves de Nina, rêves de Martin, rêves d'un monde meilleur.
    Rêves qui restent au creux de nous une fois les pages refermées.

    Cet album, je l'ai déjà lu lors d'accueils de classe. Avec comme introduction la voix de Nina.
    Cet album, à chaque fois, il a suscité un silence. De ces silences denses et lourds où s'entremêlent attention et émotion.
    Et, à chaque fois, il a suscité tant de questions. Sur la ségrégation. Sur la musique. Sur Nina.

    Bref, vous l'aurez compris : un album que je vous conseille forcément. Étoffe de songes ourlés de tout un pan d'histoire.

    Gallimard Jeunesse, Giboulés, 2015

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  • Bonjour Bonheur

    Bonjour Bonheur

    de

    Eva Eland

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    Le bonheur qu'on cherche.
    Le bonheur qui nous fuit.
    Le bonheur qui revêt tant de formes.
    Le bonheur qui nous emmène de surprises en surprises.
    Le bonheur qui fait peur.
    Le bonheur qui gît là au creux de nous. Lové dans nos replis les plus secrets et prêt à tous les réconforts et tous les élans.
    Autant de variations sur le bonheur que développe Eva Eland dans ce très bel album.

    Après le merveilleux Bienvenue tristesse, elle reprend ainsi le principe de la définition d'une émotion et le traitement des différentes manières de l'accueillir.

    Le texte se fait simple, écho de tous les possibles derrière chaque mot. Invitation aussi à prendre le temps. Le temps de lire une première fois. Le temps de relire. Le temps de réfléchir. Le temps d'observer les dessins tout en rondeurs. Hymne coloré à la joie. Hymne rassurant aussi.

    Les illustrations font la part belle aux symboles. Comme le symbole du phare bonheur par exemple. Cap à tenir dans nos tempêtes.

    Elles célèbrent également toute l'allégresse nichée dans les situations du quotidien.

    Bref, vous l'aurez compris : un ouvrage coup de cœur que je ne peux que vous conseiller.

    Editions des Éléphants, 2020