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des romans policiers - Page 5

  • Pas de pot pour la jardinière

    Agatha Raisin tome 3: Pas de pot pour la jardinière

    de

    MC Beaton

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    "En ce jour où Agatha Raisin, au volant de sa voiture, regagnait lentement son village de Carsely après de longues vacances, un hiver doux et humide avançait petit à petit vers le printemps. Elle se persuada qu'elle avait passé des vacances merveilleuses, loin de Carsely, ce trou ennuyeux à mourir. Elle était d'abord allée à New York, puis aux Bermudes, puis à Montréal, après quoi elle avait filé à Paris, avant de continuer vers l'Italie, la Grèce et la Turquie."

    Après de longues vacances, pendant lesquelles elle s'est ennuyée à mourir, voici Agatha Raisin de retour à Carsely. Mais, très rapidement, elle se rend compte que beaucoup de choses ont changé, suite à l'arrivée de Mary Fortune, une très belle femme d'une quarantaine d'années, aussi talentueuse en pâtisserie qu'en jardinage. Son voisin, le ténébreux James Lacey, aurait d'ailleurs succombé à son charme....

    Notre héroïne ne compte pas se laisser faire et elle entre en compétition avec sa nouvelle rivale....Jusqu'au soir où cette dernière est retrouvée morte, enfoncée la tête la première dans un des grands pots de fleurs de sa serre....

    Débute alors une enquête compliquée où chacun, dans le village, pourrait avoir des raisons de tuer Mary.

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    Quel plaisir de retrouver Agatha Raisin pour une troisième investigation! Et de la voir évoluer au fil de ses aventures.

    Quand on avait fait sa connaissance, c'était une chargée de communication au caractère odieux et qui avait fait le vide autour d'elle. Sa retraite dans une paisible bourgade des Costwolds l'a amenée à se faire des amis et lui a appris à susciter de la sympathie et de l'intérêt.

    "Agatha, trop préoccupée par le problème James-Mary, n'avait pas pris la mesure de sa popularité lors de la réunion de la société d'horticulture. Il faut dire qu'elle avait jamais été jusque là populaire."

    Cependant, comme dans le premier tome, son esprit de compétition reste intact. Ce qui donne lieu à des scènes très drôles, notamment lors de la présentation de la plus belle fleur ou lors de la journée portes ouvertes des jardins de Carsely.

    On rit également beaucoup lors des soirées au pub, avec les regards en coin, les pointes de jalousie d'Agatha et les remarques acerbes de sa femme de ménage.

    Outre son humour et sa faculté à dépeindre l'évolution de son personnage principal, l'intérêt de cette série réside dans sa description de la vie dans un village typiquement anglais. Réunions du comité d'horticulture ou des dames de la paroisse, sorties au pub, kermesses, échanges autour de tasses de thé constituent autant d'occasions de saisir l'atmosphère faite de potins, d'entraide et parfois, de rejet. Tout comme c'est le cas quand des jardins sont dévastés par un mystérieux coupable à l'approche du concours d'horticulture. Aussitôt, on chuchote dans le dos des dernières venues, Agatha et Mary. Comme si c'était forcément la faute des "étrangères".

    J'ai beaucoup apprécié le choix narratif opéré par MC Beaton dans ce volet. Opter pour l'arrivée d'une nouvelle venue/rivale d'Agatha sert, en effet, à la fois de déclencheur de situations cocasses, de révélateur de l'aspect parfois trop clanique de Carsely et de catalyseur pour l'intrigue policière.

    C'est elle qui est assassinée et jusqu'aux dernières pages, il est quasiment impossible de savoir qui est le coupable. Ainsi, comme Agatha et James, je me suis promenée de fausse piste en fausse piste.

    Bref, vous l'aurez compris: une fois encore, j'ai été séduite par ce troisième tome des Agatha Raisin et j'ai hâte de connaître la suite. Si vous êtes comme moi fans de "cosy mystery", alors cette série est faite pour vous! Rires garantis!

    Albin Michel, 2016, 245 pages

    Billet dans le cadre du challenge A year in England de Titine.

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  • Petits meurtres à Mangle Street

    Petits meurtres à Mangle Street

    de

    M.R.C Kasabian

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    "Cela fait soixante ans que je connais Sidney Grice. A l'époque, il était encore assez jeune, même s'il n'en avait pas l'air, et déjà célèbre en Angleterre, mais il n'avait pas encore atteint la renommée internationale qu'une série de films hollywoodiens ridicules (et erronés) allait lui offrir.

    Dans l'ensemble, c'était un personnage assez orgueilleux qui aimait les feux des projecteurs, mais il était capable de s'indigner de certaines des anecdotes scandaleuses qui circulaient à son sujet."

    Après le décès de son père, March Middleton est contrainte d'abandonner sa maison et de partir à Londres s'installer chez  le détective Sidney Grice, son parrain, qu'elle n'a encore jamais rencontré.

    Très vite, ce dernier est sollicité pour le meurtre d'une jeune femme. En effet, sa mère entend prouver que son gendre n'est en rien coupable. Sidney Grice accepte de mener l'enquête, secondé par sa filleule.

    Et s'ils avaient affaire à un des adversaires les plus retors de la carrière de Grice?

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    Ce roman m'a été offert par ma copinaute Bianca pour mon anniversaire (encore merci!). Et j'ai eu le plaisir de le lire en sa compagnie au début du mois de janvier.

    Comme tout premier tome d'une série, l'auteur installe pour nous le décor et les personnages.

    J'ai été ravie de faire la connaissance du duo Grice/Middleton. Bien entendu, on sent bien qu'il doit beaucoup au tandem Holmes/Watson. Comme le célèbre docteur, Middleton retrace les aventures d'un détective et l'aide à conduire ses investigations. De même, Grice paraît doué d'une intelligence hors normes, d'un pouvoir de déduction incroyable et d'une insensibilité assez marquée.

    Mais, loin de se contenter d'être de pâles reflets des créations de Conan Doyle, Grice/Middleton possèdent aussi leurs propres caractéristiques, à la fois pittoresques et cocasses. Sidney Grice, avec son œil de verre et sa perruque chancelante, ne jure que par le thé et par le végétarisme. Quant à March Middleton, elle ne correspond en aucun cas aux canons de la femme idéale victorienne. Elle boit du gin en cachette ou dans un lieu secret avec quelques amies et adore accompagner son parrain dans les recoins les plus mal famés de la capitale, à la recherche d'éventuels indices.

    On suit avec plaisir ces deux nouveaux alliés dans leur quête. L'occasion pour M.R.C Kasabian de nous faire visiter Londres à la fin du dix-neuvième siècle et de nous montrer les profondes disparités sociétales. Même si le tableau ne m'a pas semblé aussi abouti que sous la plume d'Anne Perry, je n'ai pas boudé mon plaisir.

    En revanche, je suis plus circonspecte concernant l'intrigue policière. Autant j'ai trouvé qu'elle s'enlisait au moment du procès, autant j'ai jugé qu'elle s'emballait trop à la fin et que le dénouement paraissait trop télescopé. C'est dommage.

    Je regrette également que l'auteur nous plonge à différentes reprises dans le passé de son héroïne, lorsqu'elle assistait son père, médecin militaire, en Inde. Même si cet élément nous fait mieux saisir l'atypisme de March Middleton, le ressort amoureux ne m'a pas convaincu. Et je me demande bien où il va mener dans la suite de la série...

    Bref, vous l'aurez compris: malgré quelques bémols, j'ai passé un agréable moment en compagnie de ce duo d'enquêteurs et je lirai sans doute le second tome quand il sera publié.

    Billet dans le cadre d'une lecture commune avec Bianca et dans le cadre du challenge A year in England de Titine.

    City Editions, 2015, 404 pages

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  • Un Coupable presque parfait

    Le Club des détectives Wells& Wong

    tome 1:

    Un coupable presque parfait

    de

    Robin Stevens

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    "Ceci est le premier meurtre sur lequel ait jamais enquêté le club de détectives Wells& Wong, donc Daisy a bien fait de me fournir un nouveau carnet pour que je puisse y faire mon rapport. [...] J'imagine qu'il vaut mieux que j'inaugure ce nouveau carnet en donnant quelques explications à notre sujet. Daisy Wells est la présidente de notre club de détectives et moi, Hazel Wong, j'en suis la secrétaire. Daisy dit que cela fait d'elle Sherlock Holmes, et de moi Watson. Ce qui est probablement juste. Après tout, je suis bien trop petite pour être l’héroïne de cette histoire et a-t-on déjà entendu parler d'un Sherlock Holmes chinois?"

    Depuis son arrivée au pensionnat de Deepdean au cours de l'année 1934, Hazel Wong voue une admiration très forte à Daisy Wells et la suit dans toutes ses entreprises. La dernière en date: un club de détectives qui entend résoudre tous les mystères de l'école. Les deux amies ont notamment résolu le vol de cravate de leur comparse Lavinia.

    Jamais elles n'auraient, en revanche, imaginé s'attaquer à un vrai meurtre. En effet, en allant chercher son pull au gymnase, Hazel tombe sur le cadavre de Miss Bell, leur professeur de sciences. Elle alerte Daisy et quand elles reviennent sur les lieux du crime, le corps a disparu...Débute alors pour elle une enquête complexe et dangereuse.

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    J'avais entendu parler de ce roman par ma copinaute Emjy et j'ai été ravie de voir qu'il avait été traduit en français par Flammarion.

    Lorsque j'étais plus jeune, j'appréciais beaucoup les séries Fantômette, Alice...où les enquêtes étaient menées et résolues par des filles. Et, en ouvrant cet ouvrage et en faisant la connaissance de Daisy et d'Hazel, j'ai eu l'impression de retrouver mon âme d'enfant.

    A la manière d'une aventure d'Holmes et de Watson dont les deux jeunes filles se réclament, la narration revêt la forme de souvenirs consignés par Hazel, le double du docteur. L'occasion de découvrir toutes les péripéties qui sont survenues lors de ce mois d'octobre 1934 à Deepdean.

    J'ai adoré d'emblée l'ambiance de ce pensionnat que j'ai trouvée très bien retranscrite. Au fil des pages, on suit le quotidien des élèves, leurs cours, leurs repas, leurs farces, leurs actes de bravoure, leurs séances de spiritisme, leurs cancans, leurs parties de hockey... Comme si on était devenues l'une d'entre elles et que nous aussi nous étions amoureuses de l'"Unique" ou nous nous promenions dans les couloirs de leur école.

    Cependant, l'atmosphère n'est pas le seul atout de ce premier livre de Robin Stevens. En effet, elle montre de grandes qualités stylistiques et parvient, tour à tour, à insuffler du suspense ou à nous faire rire.

    Le mystère qui entoure la mort de Miss Bell est très bien mené et jusqu'au bout, on ne devine rien. Comme nos deux enquêtrices de choc, en somme...

    De même, Un coupable presque parfait évite l'écueil du tome de présentation. Certes, on fait la rencontre des deux protagonistes principales et de leur entourage. Mais c'est tellement bien maîtrisé que l'action ne ralentit pas pour autant.

    Un des autres points forts de ce livre réside justement dans la qualité de ses personnages, à commencer par le duo de choc Daisy/Hazel. Un duo dans la lignée de tous ces binômes classiques Holmes/Watson, Poirot/Hastings...Une façon de rendre hommage sans aucun doute à tous ces grands auteurs de romans policiers (tout comme la scène finale de confrontation ou la mention de Miss Marple). Néanmoins, cet hommage est quelque peu détourné car, dans cette équipe, j'ai jugé Hazel plus douée que sa chef. Elle dénoue beaucoup de fils de l'intrigue, même si elle ne s'en attribue pas le mérite, surtout au regard de Daisy.

    On s'attache à elles deux, à leur histoire, à leurs différences (l'une vient d'une grande famille anglaise alors que l'autre a laissé la sienne à Hong Kong)...Tout comme on apprécie voir évoluer les autres pensionnaires et leurs professeurs. Chacun d'entre eux permet d'ailleurs à l'auteur de nous décrire certains aspects de la société anglaise de l'époque. (la difficulté de trouver un travail, le poids des regards sur les étrangers...)

    Bref, vous l'aurez compris: Un coupable presque parfait se révèle une réussite et je ne pourrais que le conseiller à ceux qui sont fans comme moi des policiers à atmosphère, avec une bonne dose d'humour british et de suspense. Vivement le deuxième tome!!

    Flammarion Jeunesse, 2016, 348 pages

    Billet dans le cadre du challenge A year in England de Titine.

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